Blocage, le retour
Au moment de la campagne présidentielle 2012, le prix du gazole et du SP95 battaient des records absolus, respectivement à 1,4584 et 1,6664 euro au litre, c'était mi-mars. A l'entrée à l'Elysée de François Hollande et à Matignon du nouveau gouvernement Ayrault, l'une des promesses, celle du blocage des prix, était contrée par une baisse sensible à la pompe. Cependant, depuis début juillet, l'essence repart à la hausse, faisant revenir l'idée première du blocage.
Impossible à appliquer ?
Si l'opposition et les acteurs du secteur pétroliers ont démontré maintes fois que le blocage était impossible, son application est théoriquement inapplicable. Pourquoi ? Car les variations du baril de pétrole, et donc des carburants, sont imprévisibles. Il serait donc absurde d'appliquer un blocage aujourd'hui - et donc 3 mois selon le programme - si le gazole et le l‘essence venaient à baisser les semaines suivantes... Le plus légitime serait de fixer un plafond. Mais à qui ? Aux pétroliers, aux raffineurs ou aux stations-services ?
L'opposition critique le gouvernement
Laurent Wauquiez, ex-ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, conteste ce mercredi la non-décision du gouvernement au micro de RTL : "Il y a une volonté de repousser, de prendre du temps pour engranger par le biais du prix de l'essence le maximum de recettes. Le moment opportun, c'est tout de suite".
Seriez-vous favorable à un blocage des prix de l'essence ? N'hésitez pas à donner votre avis.










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