Excès de vitesse
Alors que le nombre de cabines fixes augmente à une allure folle depuis leur apparition en 2003, les nouveaux radars-tronçon se greffent à la chasse aux contrevenants depuis le 25 août dernier. Sauf que le gouvernement Fillon, qui a appliqué cette mesure, a commis une belle bourde dans le développement de ce nouveau système.
L'oubli impensable
La révélation est faite par RTL ce jeudi matin, et présente ces radars-tronçon comme "illégaux". Pourquoi ? Avant d'installer les dispositifs, il leur faut être homologués pour être inscrits dans le circuit des procès-verbaux (PV), pouvant être délivrés normalement depuis ce week-end. Mais cette homologation n'a en réalité jamais été effectuée au bulletin officiel, rendant les PV, automatiquement générés, non légaux,et donc annulables facilement au tribunal.
La Sécurité Routière répond
Selon l'organisme gouvernemental, "la procédure d'homologation de ce nouveau dispositif a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur", dans le cas du premier radar mis en service à Beure, près de Besançon, dans le Doubs (25). Ce radar-tronçon " a été homologué le 6 juillet 2012" signale la Sécurité Routière, le système ayant été validé par le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE).
Déjà soulevé en juin
Le problème n'est pas nouveau, puisque déjà révélé en juin dernier par Auto Plus. Dans le numéro du 11 juin dernier, le magazine avait souligné la non homologation de ces systèmes alors qu'ils avaient débuté leur installation. En cause, le fabricant Morpho n'ayant pas rempli le cahier des charges, et alors pénalisé 10.000 euros par semaine tant que les radars-troçon n'étaient pas légaux. Apparemment, rien n'est réglé depuis le début de l'été.
Voilà une nouvelle qui va ravir les automobilistes et motards, et coûter cher à l'État.
















