Après s'être vanté de ses excès de vitesse en vidéo sur Internet, un motard du Pas-de-Calais a été interpellé par la Gendarmerie, qui a pu retrouver sa trace à travers le web.
Flashé à 260 km/h
Ce motard de 32 ans, sans profession, s'était fait flasher à une vitesse supérieure à 260 km/h sur l'Autoroute A16. Mais le radar automatique, qui a photographié l'infraction, est un modèle qui capture les images par l'avant. Or, la plaque d'immatriculation se trouvant à l'arrière de la moto en question, impossible d'identifier le contrevenant. Quant au motard, il a publié ses exploits sur un site de partage de vidéos en ligne.
Rattrapé par la cyberpatrouille
La Gendarmerie a visiblement eu vent de la vidéo, et a fait appel à un cybergendarme afin de remonter la piste du motard en excès de vitesse. Pour ce faire, il a fallu retrouver la personne ayant mis en ligne la vidéo, au moyen de son adresse IP, c'est-à-dire l'identifiant unique de chaque ordinateur connecté à internet. Une fois identifié, le motard a pu être interpellé.
Une peine allant jusqu'à 5 ans de prison
Placé en garde à vue, le motard a reconnu les faits. Il a été inculpé de « mise en danger délibérée de la vie d'autrui », d' « excès de vitesse supérieur à 50 km/h » pour ce qui est de ses délits sur route ; et de « provocation non suivie d'effet au crime ou délit par image ou moyen de communication » pour avoir diffusé son ‘'exploit''. La peine maximale encourue est de 5 ans d'emprisonnement, 45.000 euros d'amende, la confiscation de la moto et du matériel utilisé pour tourner la vidéo.
Tous les moyens, même les plus surprenants, sont bons pour punir les excès de vitesse. Même internet peut servir à réprimander un excès de vitesse.

















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