Les percherons de feuSuperbement dessinés par Giugiaro, Brera comme Spider ont de quoi faire tourner les têtes! Mais ils ne sont pas dépourvus d'arguments au quotidien: confort et agrément de conduite sont au rendez-vous, tandis que l'indispensable Diesel n'a pas été oublié, y compris pour rouler cheveux au vent. Toutefois, le Spider n'a pas eu droit au petit coup de pouce (210 ch) comme le Brera. Mais lui, il conserve la possibilité de devenir automatique.
Beaucoup plus en tout cas que dans le cas du V6 3.2 d'origine Holden (la filiale australienne de la General Motors), qui manque de ressource à bas et moyen régimes. Ce qui n'est assurément pas le cas du Diesel 2.4 JTDm proposé sur le Coupé comme sur le Spider: puissant, presque musical (ah, le 5 cylindres!), il est aussi bien rempli, sauf peut-être sous la barre des 2.000 tours.
En cause, une forte inertie, mais aussi le poids élevé (plus de 1.700 kg avec le Diesel). Heureusement, les transmissions manuelles à 6 rapports, agréables à manipuler et bien étagées, compensent quelque peu. Cette masse importante a aussi pour conséquence que le Brera comme le Spider se montrent moins sportifs que leur look peut le laisser escompter.
Certes, le comportement est sûr et prévenant (avec une rigidité bien moindre sur le Spider), mais pas véritablement ludique. Ce, malgré une vivacité supérieure à celle de la 159 (grâce à un empattement raccourci et à une direction très directe). Satisfaisant, le freinage manque un peu de constance dans l'effort.
A l'intérieur, l'ambiance Alfa est sauvegardée. Mais il faudra composer, sur le Coupé - pas sur le Spider qui est une stricte 2 places - avec un ...
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