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  1. Essai : Audi R8 Spyder 2009 5.2 FSI Quattro
AUDI

Essai AUDI R8 SPYDER - 2009

A partir de 126 450 €

Essai : Audi R8 Spyder 2009 5.2 FSI Quattro

L'Audi R8 Spyder est la déclinaison décapotable de la supercar aux anneaux sortie voilà 3 ans. Reprenant uniquement la motorisation V10, saura-t-elle compenser son embonpoint ?


Jeune recrue dans le bastion des supercars, l'Audi R8 a fait des émules en seulement trois ans de carrière. Après une première version V8 et un coupé V10 détonant, elle atteint à présent des sommets avec cette nouvelle déclinaison Spyder à ciel ouvert. Comparable aux références italiennes, l'Audi emprunte le V10 de Lamborghini et apporte en plus une bonne dose de raffinement. Car la sportive aux anneaux est une pistarde émérite qui ne se gêne pas pour flâner aux rythmes de la ''dolce vita''. Cette double personnalité, mettons-la à l'épreuve en sillonnant la Côte d'Azur, entre Antibes et Saint Raphaël. Décapoté s'il vous plaît...

Modèle à part
Audi tronque le toit de son Audi R8 sans bouleverser sa silhouette, en restant fidèle à la capote souple. On retrouve ainsi les traits du coupé dans la face avant, la calandre et l'allure générale. En revanche, quelques éléments diffèrent sur la partie arrière. Au grand dam des aficionados, la vitre qui laissait entrevoir le moteur a ainsi été remplacée par un bosselage que l'on remarque par ses deux larges rangées d'écopes en escalier. Il abrite en fait le compartiment où vient se ranger la capote, en 19 secondes.

La grande classe

La disparition des ''side blades'', éléments en fibre de carbone sur les flancs du coupé, constitue l'autre évolution majeure de l'Audi R8 Spyder. Pour le reste, l'allemande fait de l'ombre aux reines de beautés. Bien sûr, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais à Cannes, sur la Croisette, notre Audi R8 Spyder dans sa livrée blanche a fait plier quelques cervicales.


Photo 21 : Essai Audi R8 Spyder 5.2 FSI quattro : un V10 en stéréo 
 

Luxe et bestialité
L'habitacle de l'Audi R8 Spyder est assez simple, mais flirte tout de même avec le luxe et le raffinement. Même pour perdre quelques kilos, pas question pour le constructeur d'Ingolstadt de négliger la présentation et la finition, clés de voûte de sa réussite. On retrouve donc, comme sur le coupé, la console enveloppante, le volant à jante plate, les compteurs aux contours chromés et une bonne dose d'aluminium et de cuir. Pour autant, l'Audi R8 Spyder reste une vraie sportive et soigne la position de conduite du conducteur avec un siège baquet à l'excellent maintien, un volant et un sélecteur de vitesse qui tombent sous la main et une instrumentation simple d'utilisation. Seul bémol, les genoux souffrent de la rigidité des matériaux sur les contre-portes et le côté de la console centrale. Les longs trajets pourront laisser des bleus.
 
Mélodieuse...
Bien installé dans le cockpit, il ne reste qu'à éveiller le rugissant V10 qui sommeille en position arrière. La mécanique mise en marche, un son roque s'installe en fond sonore et les 525 chevaux chantent alors à l'unisson. Ce moteur, emprunté à la cousine Lamborghini Gallardo, promet de hautes performances : 313 km/h en vitesse de pointe et 4,1 secondes pour boucler le 0 à 100 km/h. S'il n'évolue pas par rapport au coupé, il prend une dimension particulière au sein du Spyder qui place son public aux premières loges. Les amateurs de mélodies ''cylindriques'' prendront un immense plaisir.

Photo 4 : Essai Audi R8 Spyder 5.2 FSI quattro : un V10 en stéréo

Une boîte peu réactive
Sur notre modèle d'essai, le bloc 5.2 est associé à une transmission robotisée à 6 rapports. Pratique, car permettant de tenir le volant des deux mains en toutes circonstances, elle déçoit un peu par son manque de réactivité. La faute à un simple embrayage, dont s'est affranchie la Porsche 911 (PDK) et même la Nissan GT-R. Il faut bien laisser quelque chose à la concurrence...
 
Ca secoue à bord !
A petite vitesse sur la route de l'Estérel, qui relie Cannes à Fréjus, notre roadster est à sa place. En désactivant les suspensions magnétiques (Magnetic Ride), l'amortissement est tout à fait supportable. Il est d'ailleurs possible de vadrouiller sereinement avec madame qui profitera davantage du paysage que dans le coupé, limitant le champ de vision. Décapotée, l'Audi R8 offre une visibilité agréable. Fini de frimer sur la côte, direction les lacets de montagne pour prendre la mesure de son véritable potentiel dynamique. Sur la route du col de Vence, les enchaînements de virages font rapidement vaciller le moral de notre cameraman qui vire au vert.

Photo 3 : Essai Audi R8 Spyder 5.2 FSI quattro : un V10 en stéréo

Comportement exemplaire
L'Audi R8 Spyder est, elle, imperturbable. Le train avant est incisif et le châssis ne souffre d'aucun manque de rigidité lié à l'absence de toit dur. En effet, Audi a fait le nécessaire pour renforcer la structure de son roadster, qui prend 100 kg dans l'opération de scalp. Mais son comportement n'est en rien dégradé et la fusée germanique file à grande vitesse avec une agilité déconcertante. Côté adhérence, il sera également difficile de prendre l'Audi R8 Spyder à défaut. La transmission intégrale Quattro, favorisant le train arrière, veille au grain et l'ESP se charge de rattraper les quelques dérives sans être trop intrusif. Bref, la synthèse est remarquable.
 
Chers anneaux
Si peu de reproches et tant de qualités ! L'Audi R8 Spyder est une pure merveille qui se paye hélas au prix fort. Comptez au minimum 162.300 euros, auxquels devront s'ajouter les 2.600 euros du malus écologique. Si le budget vous le permet, optez pour les freins en céramique facturés 9.800 euros et la boîte robotisée à 7.450 euros. Des broutilles à un tel niveau de prix !

 

Verdict Automoto

+
Son du V10
Tenue de route
Performances
-
Boîte relativement molle
Prix dément

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