Pour encaisser des accélérations transversales très élevées : jusqu'à 1,2 g. De multiples évolutions qui lui permettent de revendiquer 580 ch et 650 Nm, transitant comme il se doit par une transmission intégrale Quattro, garante d'une motricité maximale, sur sol sec en tout cas. Le dosage de l'accélérateur n'est donc pas un problème d'autant que la RS6 est naturellement dotée de l'antipatinage et du contrôle de trajectoire, déconnectable selon deux niveaux, avec ou sans le contrôle de l'angle de dérive.
Le fait que le système se réarme automatiquement en phase de freinage n'est pas réellement un problème. En effet, le V10 étant positionné en porte-à-faux de l'essieu avant, le transfert de charge est tel qu'il est possible d'inscrire la RS6 sur les freins (en chargeant l'avant et en délestant d'autant l'arrière) et de contrecarrer ainsi un caractère dynamique légèrement pataud en conduite sportive. Sur la route, ce caractère un peu lourdaud est en partie masqué par la suspension DRC (Dynamic Ride Control) qui consiste à relier en diagonale les amortisseurs, un système privilégiant tantôt le confort, tantôt l'antiroulis, l'anticabrage ou l'antiplongée.
Sur route ouverte, il prouve en tout cas son efficacité puisque le confort en ligne droite est préservé tout en assurant un maintien de caisse efficace dans les phases transitoires (freinage, accélération, roulis). Seul choix possible pour le client, hélas, la boîte automatique a néanmoins été adaptée au tempérament sportif. Les évolutions touchent au blocage du convertisseur et à la réduction du temps de réponse, qui reste encore un peu trop important lors des rétrogradages avant un virage. Il est vrai qu'avec les disques en carbone-céramique proposés en option et associés à des étriers fixes 8 pistons (ainsi qu'aux jantes de 20 pouces !), les freinages peuvent devenir très courts.
Récemment, AMG a trouvé la solution sur la SL63 avec une boîte automatique dépourvue de convertisseur, permettant de "tomber" plusieurs rapports en une fois. Un avantage dont ne bénéficie donc pas le break RS6. Vivement la boîte robotisée...
Si l'on excepte quelques réalisations à l'unité signées par des préparateurs, l'Audi RS6 est le "break le plus puissant du monde". Son V10 biturbo à injection directe délivre 580 ch, soit 100 de plus que le V8 de la génération précédente. De quoi largement compenser une masse de plus de 2 tonnes et prétendre à des performances de coupés sportifs radicaux. La sécurité de la transmission intégrale, la modularité du break et des 5 portes en sus...










Photos RS6 - 2002







