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FIAT

Essai FIAT BRAVO - 2007

A partir de 15 250 €

BRAVO - 2007

Commercialisée depuis le printemps 2007, la Bravo n'a pas mis longtemps à faire oublier la Stilo, dont la carrière a été aussi courte qu'effacée.


Fiat Bravo

En comparaison avec cette dernière, la nouvelle Fiat est un peu plus volumineuse et affiche une esthétique particulièrement réussie. Dedans comme dehors. Proposée uniquement en cinq portes - un break arrivera dans quelques mois -, elle reprend certains traits de style de la Grande Punto et arbore le nouveau blason de Fiat.

Sa face avant inspirée de celle d'une Maserati lui confère décidément beaucoup de charme tandis que l'arrière ne manque pas non plus d'élégance, avec une vitre de hayon formant un V dans sa partie inférieure, et des optiques rondes parfaitement intégrées, rappelant celles de la précédente Bravo. Le package de la Sport (jupes latérales, spoiler de coffre et jantes alu de 17 pouces) est également très réussi. L'habitacle profite d'une bonne qualité de finition générale - la planche de bord adopte un revêtement imitant le carbone -, à l'exception de quelques matériaux plastiques d'aspect peu engageant.

De surcroît, les espaces de rangement sont peu nombreux. L'instrumentation, elle, se montre classique et lisible, à l'exception de l'écran central sur lequel l'affichage des informations est trop petit.

Développée sur la plate-forme de la Stilo, dont elle conserve l'empattement (2,6 m), la Bravo est 8 cm plus longue, 4 cm plus large et 3 cm moins haute. Résultat: l'italienne est légèrement plus longue qu'une 307, une Mégane ou une Golf (de 5 cm), mais moins encombrante que la Focus ou la Mazda 3.

La Bravo est plus accueillante aux places avant qu'à l'arrière, où l'on ne retrouve malheureusement pas l'originale banquette coulissante dont profitait la Stilo. Toutefois, avec un volume de chargement de 400 l, la Bravo se pose comme l'une des moyennes les plus généreuses de la catégorie après la Honda Civic (455 l). Dossiers et assises rabattus (40/60), la contenance passe à un confortable 1.175 l. Dommage que le seuil de chargement soit si élevé et que, repliée, la banquette ne dégage pas un plancher parfaitement plan.

La Bravo reprend la coque de la Stilo, qui a été renforcée, ainsi que les suspensions, qui ont été améliorées (voies avant et arrière élargies de 24 et 22 mm, ressorts et amortisseurs revus et corrigés). Il en résulte un comportement privilégiant la stabilité, montrant des réactions prévisibles et progressives grâce à une suspension relativement souple. Tant que le revêtement est bien lisse, tout va bien: la Bravo roule très agréablement sans plus prendre la tangente au premier virage venu, tandis que l'arrière suit toujours fidèlement la trajectoire, même en cas de lever de pied brutal. Les choses prennent cependant une autre tournure au fur et à mesure que l'état de la route se dégrade.

Sur les petites irrégularités, la précision du comportement s'affirme déjà en régression. Quant aux plus grosses déformations, mieux vaut ralentir avant de les aborder sous peine de désagréments. La motricité, notamment, pose rapidement problème par temps de pluie. A bord de la T-Jet 150, l'antipatinage intervient encore sur le troisième rapport!

La gamme des moteurs proposés lors du lancement s'est enrichie en ce début d'année d'un 1.4 T-Jet (essence turbocompressé) en 120 et 150 ch, et surtout de trois versions du 1.6 16v Multijet (90, 105 et 120 ch) qui remplacent l'ancien 1.9 JTDM.

Côté essence, les deux 1.4 T-Jet débordent de joie de vivre. La version la moins puissante offre une plage d'utilisation plus large, tandis que l'autre fait surtout la différence à mi-régimes. On apprécie aussi leur sonorité, surtout celle, plus marquée, du 150 ch. Dommage que, faute d'injection directe, ces moteurs T-Jet consomment autant que des moteurs turbo classiques. D'ici peu, la gamme essence s'étoffera avec l'apparition dans la Bravo Abarth d'un 1.8 litre turbo injection directe de 230 ch.

Les trois nouveaux Diesel, développés à partir du moteur 1.6, bénéficient en série du filtre à particules, perfectionnement qui profite par ailleurs à l'actuel 1.9 JTD sans supplément de prix. Avec 90 ch et 290 Nm, l'accès à la gamme Diesel se révèle bien plus intéressant qu'avant, tandis que le gain en consommation est tout aussi appréciable. La 105 ch se montre agréable par la souplesse et la disponibilité de son moteur, pas avare de dynamisme et de bonne volonté dans ses montées en régime. Il est aussi très discret et quasiment exempt de vibrations. A noter que la version 120 ch peut recevoir la transmission robotisée à 6 rapports "Dualogic".

Lancée en un temps record, et en dépit d'un style particulièrement séduisant, la Bravo souffrait de ne pas disposer de motorisations à même de lui permettre de revenir au contact des stars de la catégorie. C'est désormais plus facile maintenant; les nouveaux moteurs essence et Diesel s'avèrent modernes. Reste que face à des concurrentes particulièrement affûtées, des suspensions plus rigoureuses seraient un atout supplémentaire.

Verdict Automoto

+
Moteur efficace
Esthétique réussie
Comportement sûr
Agrément de conduite
Volume du coffre pratique
Rapport prix/équipement
-
Consommation (T-Jet)
Amortissement insuffisant
Place centrale arrière sacrifiée
Direction peu communicative
Seuil de chargement trop élevé
Visibilité périphérique
Les photos FIAT BRAVO

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