Hyundai Tucson 4WD
En 2005, ce SUV compact était le leader de la gamme, n'hésitant pas à tondre la laine sur le dos du Santa Fe vieillissant. Or, en 2006, ce dernier s'est renouvelé en changeant de catégorie et en offrant jusqu'à 7 places. Le Tucson ne lui fait donc plus d'ombre et les rôles sont à nouveau bien définis chez Hyundai. Qui dispose là de deux solides premiers couteaux. Le Tucson propose un habitacle généreux à l'avant, mais aussi à l'arrière. Le confort qu'il procure à ses passagers ne souffre en aucune manière de la montée en puissance. Car, après avoir entamé sa carrière avec un Diesel de 112 ch, il n'aura pas tardé à connaître une évolution majeure.En devenant disponible dans une version 140 ch, plus conforme à l'image cossue que veut désormais asseoir Hyundai. Pour en arriver là, le 4 cylindres italien VM s'offre une rampe commune de 3e génération et un turbo à géométrie variable. Avec, en prime, un filtre à particules. Gain: 28 ch et 60 Nm, qui donnent un tout autre brio dès que l'on a passé 1.500 tr/min. Ne trahissant aucune mauvaise manière, claquement ou vibration, le "nouveau" moteur est secondé par une nouvelle boîte, qui compte désormais 6 vitesses. Correctement étagées qui plus est, ce qui reste bien le principal. D'où les consommations annoncées stables, malgré l'augmentation substantielle de puissance.
Sur la route, le Tucson se comporte sans surprise. Son équilibre apparaît même étonnant, compte tenu des contraintes imposées par le genre. Seule sa direction trop légère déroute à la prise en main. Comme le Santa Fe (qui était né avec une vraie transmission intégrale permanente), le Tucson est avant tout traction. En cas de patinage de l'avant, son coupleur central piloté enclenche les roues arrière. Qui peuvent se voir appliquer jusqu'à 50% du couple moteur. Cet interpont apporte un plus, sous la forme d'un verrouillage (qui se libère au-dessus de 40 km/h).
Malgré ce dispositif, repris par les Santa Fe I et II, il ne faut pas perdre de vue que le Tucson demeure davantage destiné à un usage tout chemin qu'au trial. Et que sa transmission intégrale semi-permanente lui assure un comportement routier tout temps appréciable. Toutefois, l'absence de contrôle de trajectoire reste d'autant plus curieuse que le Kia Sportage, clone du Tucson, en dispose!?
La boîte automatique à 4 vitesses ne concerne toujours que la version 2 roues motrices (simple traction). Avec le Tucson, c'est donc toujours fromage ou dessert, 4x4 ou automatique. Et c'est bien dommage car, de là à passer à l'étage supérieur et au Santa Fe... la marche est haute: 6.000 €! Autre lacune: l'absence de contrôle de trajectoire ESP, dont on laissait entendre qu'il équiperait des versions spéciales...










Photos TUCSON - 2004








