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LAMBORGHINI

Essai LAMBORGHINI GALLARDO - 2003

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GALLARDO - 2003

La Gallardo est la «baby lambo» qui donne la réplique à la Ferrari F430. Au V8 de Maranello, la marque au taureau réplique par un V10 tout alu. Placé évidemment en position centrale arrière, il se marie à une transmission intégrale à simple viscocoupleur central, selon un schéma inauguré par la Diablo puis la Murcielago (et que Porsche utilise pour ses Carrera 4 et Turbo). Mais le premier atout de la Gallardo, c’est certainement son style inspiré de celui des avions de combat. Le résultat est superbe d’élégance et d’agressivité, même si l’ouverture en élytre des portes demeure réservée aux 12 cylindres. À l’intérieur, traité dans un style trop conventionnel, la position de conduite est bonne, du moins pour les voitures à boîte robotisée e-gear. Contact… Au début, le V 10 étonnait par sa relative discrétion. Par rapport au miaulement et à l’allégresse d’une Ferrari, il se caractérisait par une force tranquille, que rien ne semblait pouvoir ébranler. Avec 500 ch, les perfs étaient naturellement de tout premier plan, mais les sensations laissaient à désirer. Même remarque pour le comportement routier qui, s’il tirait profit de la transmission intégrale pour assurer une belle motricité, péchait par un manque d’agilité sur route sinueuse. En 2006, le petit taureau s'est affûté. Avec 20 ch de plus et un caractère plus affirmé. Pour, c'est le monde à l'envers, enfoncer la banderille en 2007, avec la version Superleggera de 530 ch. Ce qui n'est pas anodin, dans la mesure où ce coup de pouce sur le V10 s'accompagne d'une cure d'amincissement, qui allège l'animal d'un quintal. Commandée par des palettes derrière le volant, la boîte robotisée n'était pas non plus exempte de tout reproche. La qualité des passages de rapports demeurait en deçà de celle proposée par Ferrari (tout en restant préférable à la boîte manuelle ni très rapide, ni très communicative). Or, avec l'arrivée de la Superleggera, la boîte e-gear devient elle aussi plus hargneuse. En 2005, le Spyder est venu «enrichir» la gamme. Sa capote en fibre de carbone se range en 20 secondes sous le capot moteur, tandis que la lunette arrière en verre coulisse dans le tablier. Elle peut également se dresser en coup


Lamborghini Gallardo

La Gallardo est la "baby lambo" qui donne la réplique à la Ferrari F430. Au V8 de Maranello, la marque au taureau réplique par un V10 tout alu. Placé évidemment en position centrale arrière, il se marie à une transmission intégrale à simple viscocoupleur central, selon un schéma inauguré par la Diablo puis la Murcielago (et que Porsche utilise pour ses Carrera 4 et Turbo).

Mais le premier atout de la Gallardo, c'est certainement son style inspiré de celui des avions de combat. Le résultat est superbe d'élégance et d'agressivité, même si l'ouverture en élytre des portes demeure réservée aux 12 cylindres. À l'intérieur, traité dans un style trop conventionnel, la position de conduite est bonne, du moins pour les voitures à boîte robotisée e-gear. Contact... Au début, le V 10 étonnait par sa relative discrétion.

Par rapport au miaulement et à l'allégresse d'une Ferrari, il se caractérisait par une force tranquille, que rien ne semblait pouvoir ébranler. Avec 500 ch, les perfs étaient naturellement de tout premier plan, mais les sensations laissaient à désirer. Même remarque pour le comportement routier qui, s'il tirait profit de la transmission intégrale pour assurer une belle motricité, péchait par un manque d'agilité sur route sinueuse.

En 2006, le petit taureau s'est affûté. Avec 20 ch de plus et un caractère plus affirmé. Pour, c'est le monde à l'envers, enfoncer la banderille en 2007, avec la version Superleggera de 530 ch. Ce qui n'est pas anodin, dans la mesure où ce coup de pouce sur le V10 s'accompagne d'une cure d'amincissement, qui allège l'animal d'un quintal. Commandée par des palettes derrière le volant, la boîte robotisée n'était pas non plus exempte de tout reproche. La qualité des passages de rapports demeurait en deçà de celle proposée par Ferrari (tout en restant préférable à la boîte manuelle ni très rapide, ni très communicative).

Or, avec l'arrivée de la Superleggera, la boîte e-gear devient elle aussi plus hargneuse. En 2005, le Spyder est venu "enrichir" la gamme. Sa capote en fibre de carbone se range en 20 secondes sous le capot moteur, tandis que la lunette arrière en verre coulisse dans le tablier. Elle peut également se dresser en coupe-vent efficace lorsque la voiture est décapotée.

La plus craquante des Gallardo, la Superleggera 530 ch, disparaît!... Au salon de Genève, elle a cédé la place à la LP 560-4. Ce qui signifie bien qu'à l'instar de la Murcielago LP 640...ch, la petite déboule avec 560 ch. Suivez son regard en direction de Maranello! La Gallardo fête cela avec une nouvelle robe, dont héritera à terme le Spyder. Quant à une Superleggera "2" avec 600 ch, on en rêve déjà...

Verdict Automoto

+
Silhouette agressive
Noblesse du V10
Boîte robotisée (option) en progrès
Performances
Sécurité de la transmission intégrale
Voiture facile à vivre
-
Habitacle quelconque
Position de conduite (boîte manuelle)
Visibilité, conduite en ville
ESP trop présent
Les photos LAMBORGHINI GALLARDO

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