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  1. GRANTURISMO - 2007
MASERATI

Essai MASERATI GRANTURISMO - 2007

A partir de 114 280 €

GRANTURISMO - 2007

En 2007, il s'est vendu plus de 7.100 Maserati. Surtout des Quattroporte, puisque le GranTurismo n'a été lancé qu'en septembre. Mais à mi-janvier, 1.326 exemplaires de cette nouveauté avaient déjà été immatriculés. Et il y avait 2.333 commandes en portefeuille. De quoi voir l'avenir avec optimisme, Maserati envisageant sereinement de vendre 10.000 voitures en 2010. Après avoir pris un risque en lançant la berline Quattroporte avec une boîte robotisée, dont le fonctionnement reste assez éloigné des attentes de la clientèle traditionnelle du très haut de gamme, Maserati semble vouloir jouer la prudence, en donnant la primeur à la boîte automatique classique pour le coupé GranTurismo. Sans toutefois tourner le dos à ses clients plus sportifs, puisque la version S se profile avec, comme dans le cas de la Quattroporte DuoSelect, une boîte robotisée accolée au pont arrière. Au passage, le S gagne 35 ch pour passer à 440 ch, et de nouveaux freins. Comme le donnent à penser ses dimensions généreuses, le coupé est conçu sur la plate-forme de la berline. Par rapport à la Quattroporte, l'empattement et le porte-à-faux arrière ont été réduits. Il en reste une longueur respectable (4,88 m), proche de celle des BMW Série 6. Par comparaison, le coupé Jaguar XKR fait menu, tandis que le Mercedes CL en impose évidemment. Mais le propriétaire d'un ancien Coupé GT (4,52 m) a quant à lui l'impression de changer de catégorie. Avec son empattement impressionnant, le GranTurismo devient un coupé 4 places «utilisables», tout en conservant une architecture qui privilégie l'équilibre des masses avant/arrière : 49/51%... avec la boîte automatique accolée au moteur. Qui est bien sûr le V8 4,2 litres dans sa dernière déclinaison. Il a perdu la lubrification par carter sec, une solution héritée de la course, qui faisait partie de celles qui confortent l'acheteur d'une Maserati, qu'il possède bien une auto pas comme les autres. Même si les Maserati n'ont pas le vilebrequin «plat» des Ferrari, leur V8 ne cache rien de ses origines. Ici aussi il miaule à merveille et monte en régime sans se faire prier, en jouant des vocalises. Hélas, le manque de précision de la direction, le manque de maintien de la caisse, l


Maserati GranTurismo

En 2007, il s'est vendu plus de 7.100 Maserati. Surtout des Quattroporte, puisque le GranTurismo n'a été lancé qu'en septembre. Mais à mi-janvier, 1.326 exemplaires de cette nouveauté avaient déjà été immatriculés. Et il y avait 2.333 commandes en portefeuille. De quoi voir l'avenir avec optimisme, Maserati envisageant sereinement de vendre 10.000 voitures en 2010.

Après avoir pris un risque en lançant la berline Quattroporte avec une boîte robotisée, dont le fonctionnement reste assez éloigné des attentes de la clientèle traditionnelle du très haut de gamme, Maserati semble vouloir jouer la prudence, en donnant la primeur à la boîte automatique classique pour le coupé GranTurismo. Sans toutefois tourner le dos à ses clients plus sportifs, puisque la version S se profile avec, comme dans le cas de la Quattroporte DuoSelect, une boîte robotisée accolée au pont arrière.

Au passage, le S gagne 35 ch pour passer à 440 ch, et de nouveaux freins. Comme le donnent à penser ses dimensions généreuses, le coupé est conçu sur la plate-forme de la berline. Par rapport à la Quattroporte, l'empattement et le porte-à-faux arrière ont été réduits. Il en reste une longueur respectable (4,88 m), proche de celle des BMW Série 6. Par comparaison, le coupé Jaguar XKR fait menu, tandis que le Mercedes CL en impose évidemment. Mais le propriétaire d'un ancien Coupé GT (4,52 m) a quant à lui l'impression de changer de catégorie.

Avec son empattement impressionnant, le GranTurismo devient un coupé 4 places "utilisables", tout en conservant une architecture qui privilégie l'équilibre des masses avant/arrière : 49/51%... avec la boîte automatique accolée au moteur. Qui est bien sûr le V8 4,2 litres dans sa dernière déclinaison. Il a perdu la lubrification par carter sec, une solution héritée de la course, qui faisait partie de celles qui confortent l'acheteur d'une Maserati, qu'il possède bien une auto pas comme les autres.

Même si les Maserati n'ont pas le vilebrequin "plat" des Ferrari, leur V8 ne cache rien de ses origines. Ici aussi il miaule à merveille et monte en régime sans se faire prier, en jouant des vocalises. Hélas, le manque de précision de la direction, le manque de maintien de la caisse, le manque d'endurance des freins, trahissent... le manque de mise au point!

Au salon de Genève, Maserati a présenté un GranTurismo "S", avec des freins plus gros et une boîte de vitesses manuelle robotisée. Voilà déjà une réponse à nos critiques. La perfection n'est pas de ce monde et encore moins de celui de l'automobile italienne. Mais depuis toujours, celle-ci se distingue par un caractère attachant. C'est le cas de cette belle Maserati, dont le son du V8 suffirait à nous faire avaler quelques gros défauts.

Verdict Automoto

+
Elégance indiscutable
V8 sensuel à tout point de vue
Places arrière habitables
Présentation soignée
Cuir d'excellente facture
Garantie 3 ans rassurante
-
Manque de mise au point
(direction, freins, amortisseurs!)
Consommation élevée
Accès laborieux aux places arrière
Volume du coffre limité

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