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OPEL

Essai OPEL ANTARA - 2006

A partir de 24 300 €

ANTARA - 2006

Opel a été le premier européen à tirer parti d'une collaboration avec un constructeur asiatique, pour intégrer le segment des SUV compacts, domaine jusqu'ici incontesté des marques orientales – sauf par Land Rover! Ont suivi Peugeot et Citroën, qui font construire leurs 4007 et C-Crosser au Japon par Mitsubishi. Renault arrive enfin, avec sa filiale coréenne Samsung qui produit le Koleos. Profitant de son appartenance au groupe General Motors, Opel lance son Antara, construit en Corée du Sud aux côtés du Captiva Chevrolet ex-Daewoo. Avec le coréen, l'«allemand» partage sa plate-forme et l'essentiel de ses composants mécaniques. L'Opel présente toutefois un arrière raccourci de 6 cm, ce qui le prive des deux sièges escamotables dans le plancher, donc de la possibilité d'accueillir 7 passagers. Autre conséquence, le volume de chargement est réduit de presque 100 litres par rapport à celui du Captiva. Plus compact, affichant des lignes plus anguleuses, au demeurant très réussies, l'Antara pourrait s'adresser aux clients plus sportifs, au contraire du Captiva qui se destinerait à une utilisation plus familiale?... Les concepteurs de l'Opel n'ont pas pour autant négligé les aspects pratiques. Comme celle de la Corsa, la liste d'équipements de l'Antara propose un porte-vélos intégré (Flex-Fix), le compartimentage du coffre (Flex-Organizer) ou encore le dossier avant droit rabattable pour charger des objets longs – Flex-machin ? Pour les moteurs, l'Opel fait bien sûr cause commune avec le Chevrolet. En essence, l'offre s'articule autour des 4 cylindres 2,4 litres 140 ch et V6 3,2 litres 227 ch. Tandis qu'en Diesel, un tout nouveau 2 litres turbo se décline en 127 ch et 150 ch. Ce CDTI a été conçu par VM Motori-Detroit Diesel, étroitement acoquiné avec le groupe DaimlerChrysler et Hyundai, mais dans lequel GM a mis de grosses billes!? Non seulement l'Antara n'apporte rien de neuf, mais bien que signé Opel, il trahit des faiblesses souvent reprochées aux coréens. Notamment en confort et en agrément de conduite. Il devient difficile de justifier les prix qui, dans le cas du Diesel 150 ch, avoisinent ceux des Land Rover Freelander 2, Honda CR-V ou Toyota Rav4, autrement plus convaincants et à la notoriété bien établ


Opel Antara

Opel a été le premier européen à tirer parti d'une collaboration avec un constructeur asiatique, pour intégrer le segment des SUV compacts, domaine jusqu'ici incontesté des marques orientales - sauf par Land Rover! Ont suivi Peugeot et Citroën, qui font construire leurs 4007 et C-Crosser au Japon par Mitsubishi. Renault arrive enfin, avec sa filiale coréenne Samsung qui produit le Koleos. Profitant de son appartenance au groupe General Motors, Opel lance son Antara, construit en Corée du Sud aux côtés du Captiva Chevrolet ex-Daewoo.

Avec le coréen, l'"allemand" partage sa plate-forme et l'essentiel de ses composants mécaniques. L'Opel présente toutefois un arrière raccourci de 6 cm, ce qui le prive des deux sièges escamotables dans le plancher, donc de la possibilité d'accueillir 7 passagers. Autre conséquence, le volume de chargement est réduit de presque 100 litres par rapport à celui du Captiva.

Plus compact, affichant des lignes plus anguleuses, au demeurant très réussies, l'Antara pourrait s'adresser aux clients plus sportifs, au contraire du Captiva qui se destinerait à une utilisation plus familiale?... Les concepteurs de l'Opel n'ont pas pour autant négligé les aspects pratiques. Comme celle de la Corsa, la liste d'équipements de l'Antara propose un porte-vélos intégré (Flex-Fix), le compartimentage du coffre (Flex-Organizer) ou encore le dossier avant droit rabattable pour charger des objets longs - Flex-machin ? Pour les moteurs, l'Opel fait bien sûr cause commune avec le Chevrolet.

En essence, l'offre s'articule autour des 4 cylindres 2,4 litres 140 ch et V6 3,2 litres 227 ch. Tandis qu'en Diesel, un tout nouveau 2 litres turbo se décline en 127 ch et 150 ch. Ce CDTI a été conçu par VM Motori-Detroit Diesel, étroitement acoquiné avec le groupe DaimlerChrysler et Hyundai, mais dans lequel GM a mis de grosses billes!? Non seulement l'Antara n'apporte rien de neuf, mais bien que signé Opel, il trahit des faiblesses souvent reprochées aux coréens. Notamment en confort et en agrément de conduite. Il devient difficile de justifier les prix qui, dans le cas du Diesel 150 ch, avoisinent ceux des Land Rover Freelander 2, Honda CR-V ou Toyota Rav4, autrement plus convaincants et à la notoriété bien établie.

Au contraire du Captiva, disponible en simple traction, l'Antara ne se vend qu'avec 4 roues motrices. Celles de derrière le sont par l'intermédiaire d'un embrayage multidisque, qui n'intervient qu'en cas de patinage de l'avant. Dépourvu de blocage de cet interpont, l'Antara limite ses prétentions tout terrain aux pistes roulantes. Sur la route, il se débrouille correctement. Un peu pataud, il reste sain et prévenant.

Verdict Automoto

+
Présentation, allure
Habitabilité, fonctionnalité, équipement de série
Comportement sûr
Onctuosité et sonorité du V6
Diesel automatique en option
Diesel volontaire mais …
-
… amorphe sous 1800 tr/min (CDTI 150)
Position de conduite, sièges fermes
Boîte à 5 vitesses seulement
Consommation (V6 et CDTI 150)
Insonorisation
Prix élevés (3.2 et CDTI 150)
Les photos OPEL ANTARA

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