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Essai OPEL CORSA - 2006

A partir de 11 390 €

CORSA - 2006

A 25 ans passés (elle est née en 1982), la Corsa, qui en est aujourd’hui à sa quatrième génération, a fêté au début de l’année son 10 millionième exemplaire. Il s’agissait d’une 1.3 CDTI ecoFlex, un modèle présenté lors du salon de Francfort 2007, se distinguant par sa consommation de 4,5 l/100 km, soit 119 g/km de CO2. Dotée d’une esthétique censée dynamiser et rajeunir la marque, la Corsa est disponible en deux variantes de carrosserie à 3 et 5 portes se distinguant par une personnalité propre. Nettement plus grande que le modèle précédent (20 cm en longueur, 11 en largeur et 4 en hauteur pour un empattement accru de 2 cm), la Corsa déçoit cependant sur le plan de l’habitabilité, avec des cotes inférieures à celles de ses principales rivales. Elle marque cependant des points en ce qui concerne son coffre. Certes, les 285 litres en configuration 5 places n’ont rien d’impressionnants, mais banquette rabattue, la petite Opel offre jusqu’à 1.100 litres. Pas mal! D’autant que la modularité est à prendre en exemple. Avec le double plancher en série, il est possible d’obtenir une aire de chargement parfaitement plane. Côté poste de conduite, l’austérité est de rigueur, mais l’ensemble est néanmoins soigné. C’est vrai pour la finition, mais aussi pour les espaces de rangement. Les sièges sont très confortables et les réglages permettront à chacun de trouver une position de conduite idéale. Dommage que la planche de bord provoque d’importants reflets dans le pare-brise, et ce même si le soleil n’est pas de la partie. A l’arrière, la banquette accueille confortablement deux adultes, mais pas trois, en raison d’une largeur aux coudes limitée. Partageant ses dessous avec la Fiat Grande Punto, la Corsa dispose cependant de réglages qui lui sont propres, notamment au niveau de l’essieu arrière, plus raide. L’amortissement est suffisant et freine bien les mouvements de caisse, tandis que le sous-virage fait son apparition de manière progressive. Dommage toutefois que sa direction, certes légère en ville, manque de consistance aux allures plus élevées, et surtout, de précision. Pour le reste, la Corsa est une voiture confortable proposant un bon niveau de filtrage, mais sur


Opel Corsa

A 25 ans passés (elle est née en 1982), la Corsa, qui en est aujourd'hui à sa quatrième génération, a fêté au début de l'année son 10 millionième exemplaire. Il s'agissait d'une 1.3 CDTI ecoFlex, un modèle présenté lors du salon de Francfort 2007, se distinguant par sa consommation de 4,5 l/100 km, soit 119 g/km de CO2.

Dotée d'une esthétique censée dynamiser et rajeunir la marque, la Corsa est disponible en deux variantes de carrosserie à 3 et 5 portes se distinguant par une personnalité propre. Nettement plus grande que le modèle précédent (20 cm en longueur, 11 en largeur et 4 en hauteur pour un empattement accru de 2 cm), la Corsa déçoit cependant sur le plan de l'habitabilité, avec des cotes inférieures à celles de ses principales rivales. Elle marque cependant des points en ce qui concerne son coffre.

Certes, les 285 litres en configuration 5 places n'ont rien d'impressionnants, mais banquette rabattue, la petite Opel offre jusqu'à 1.100 litres. Pas mal! D'autant que la modularité est à prendre en exemple. Avec le double plancher en série, il est possible d'obtenir une aire de chargement parfaitement plane.

Côté poste de conduite, l'austérité est de rigueur, mais l'ensemble est néanmoins soigné. C'est vrai pour la finition, mais aussi pour les espaces de rangement. Les sièges sont très confortables et les réglages permettront à chacun de trouver une position de conduite idéale. Dommage que la planche de bord provoque d'importants reflets dans le pare-brise, et ce même si le soleil n'est pas de la partie.

A l'arrière, la banquette accueille confortablement deux adultes, mais pas trois, en raison d'une largeur aux coudes limitée. Partageant ses dessous avec la Fiat Grande Punto, la Corsa dispose cependant de réglages qui lui sont propres, notamment au niveau de l'essieu arrière, plus raide. L'amortissement est suffisant et freine bien les mouvements de caisse, tandis que le sous-virage fait son apparition de manière progressive. Dommage toutefois que sa direction, certes légère en ville, manque de consistance aux allures plus élevées, et surtout, de précision.

Pour le reste, la Corsa est une voiture confortable proposant un bon niveau de filtrage, mais surtout, elle est très bien insonorisée, tant aux bruits mécaniques qu'à ceux d'origine aérodynamique.


Corsa OPC

Fidèles à des choix qui valent pour l'ensemble de la gamme OPC, les ingénieurs d'Opel recourent à la technique de la suralimentation pour prodiguer à des mécaniques classiques des prestations bien plus enjouées. Si la technologie mise en oeuvre n'est pas du dernier cri, les chiffres de puissance et de couple témoignent d'un brio indiscutable. Ce moteur respire fort et longtemps. La greffe du turbo est une réussite. La Corsa OPC peut toiser la concurrence et se prévaloir d'un argument sans faille.

Plein à tous les régimes, disponible sur une plage d'utilisation particulièrement étendue, il manifeste une vigueur réjouissante, jamais prise en défaut. S'il ne hurle pas en prenant 8000 tours comme un atmosphérique, il se fait oublier dans le trafic, tout en délivrant une cavalerie inépuisable quand on le sollicite. Cette versatilité le rend facile, sans jamais verser dans l'ennui. Où cette Corsa turbo met tout le monde d'accord, c'est sur ses capacités de reprise. Un atout d'autant plus précieux, quand il s'agit de s'extraire de la densité de circulation actuelle.

Autant le moteur est débordant de santé, autant le comportement est moins enjoué. Pour filer la métaphore anthropomorphique, cette Corsa compose avec une pompe cardiaque de sprinter, qui débite sans faiblir, et un appareil locomoteur de marathonien, débordé par cet afflux sanguin. En ligne droite et sur un terrain sec, il n'y a rien à redire. Mais dès que l'on évolue dans le sinueux, les choses se compliquent. En dépit de réglages du châssis adaptés aux caractéristiques de puissance et de couple, le train avant peine à contenir le punch du moteur.

La motricité est alors à la peine, ce qui se traduit par un sous-virage important en courbe. Mais le manque de tranchant apparaît également à l'inscription en virage, où la Corsa OPC accepte à contrecoeur de pointer son nez à la corde. Le contrôle de trajectoire ESP est certes déconnectable, mais il a le mauvais goût, pour une sportive, de se réenclencher au freinage!

Dès lors, les enchaînements doivent se faire sur un rythme plus coulé. Ce qui, sur une chaussée abîmée, permet de limiter les mouvements de caisse, que des amortisseurs trop faibles ne contiennent pas suffisamment.

A l'instar de ses concurrentes (Grande Punto, 207, Clio), la Corsa lorgne clairement vers les voitures de la catégorie supérieure. Cela étant, elle n'apporte rien de nouveau dans la catégorie. Pratique et bien finie, elle met surtout en avant son confort de marche, sans toutefois faire aussi bien que ses rivales françaises. On lui reprochera également un poids élevé, pénalisant les performances et la consommation.

Verdict Automoto

+
Confort (sièges, suspensions)
Comportement sain
Accord moteur boîte (1.4)
Finition, qualité perçue
Options nombreuses et diversifiées
Volume maxi du coffre
-
Moteur amorphe à bas régime (1.3 CDTI 90)
Direction imprécise
Visibilité périphérique
Bilans CO2 quelconques
Multiples reflets dans le pare-brise
Les photos OPEL CORSA

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