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OPEL

Essai OPEL INSIGNIA SPORTS TOURER - 2008

A partir de 22 700 €

Essai : Opel Insignia Sports Tourer

La voiture de l'année 2009 a plus d'un tour dans son sac. Disponible également en version break nommé Sports Tourer, L'Insignia prend du volume sans dénaturer sa silhouette.

Un vrai changement de cap pour Opel qui nous avait habitué, par le passé, à des breaks plus pratiques que séduisants. Rien de déroutant néanmoins, puisque c'est la véritable tendance du marché. Ainsi, si les français ne sont pas encore convaincus, les italiens devraient (selon le constructeur au Blitz) dans 80% des cas acheter l'Insignia en version Tourer, tandis que les allemands seraient 70% à préférer également cette déclinaison. Il faut dire qu'au même titre que les véhicules diesel, il n'y a aujourd'hui plus rien de « honteux » à rouler en break, du fait notamment de leur design bien plus proche d'une gravure de mode que d'un banal frigo sur roues.


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Un coffre pratique à défaut d'être gigantesque

S'il est franchement difficile de faire mieux que la Vectra break (qu'elle remplace) en matière d'habitabilité, Opel n'a en revanche eu aucun mal à offrir à l'Insignia Sports Tourer un design digne de ce nom. Entièrement identique à celui de la berline (qui a déjà séduit plus de 80.000 clients en Europe depuis novembre) en ce qui concerne sa moitié avant, il conserve charme et dynamisme grâce à l'élaboration d'une poupe très travaillée. L'utilisation d'un hayon particulièrement enveloppant a, en effet, permis d'optimiser le volume du coffre tout en bonifiant le côté statutaire de l'auto. Ainsi, les propriétaires de l'Insigna Sports Tourer se réjouiront de la possibilité de placer de gros objets sans être gêné par l'inclinaison de la vitre arrière ou encore de la présence d'un seuil de chargement très bas, bien utile pour éviter de se faire mal en soulevant de lourdes charges. De plus, le hayon profite d'une ouverture électrique programmable (de série à partir du 2ème niveau de finition) idéale pour les parkings bas de plafond. Des qualités qui permettent à l'allemande de disposer d'un coffre dans la moyenne de la catégorie, avec de 540 (40 litres de plus que la berline) à 1.530 litres banquette arrière rabattue... loin tout de même derrière les 1.751 litres de la Mazda6 FastWagon ou les 1.850 litres de la Vectra break. Enfin, petite surprise réservée par Opel, s'il vous prenait l'envie de transporter de longs objets le coffre ouvert, des feux stop et des clignotants de remplacement sont disposés à même l'habitacle permettant ainsi à vos poursuivants de connaître vos intentions en toutes circonstances !


Les grands gabarits avantagés

Pas de surprise dans l'habitacle puisque ce dernier est un copier-coller de celui qui fait les beaux jours de la berline. On retrouve donc avec plaisir la planche de bord façon cockpit d'avion, les imposants inserts alu des poignées de porte, le grand confort des sièges et l'assemblage soigné des matériaux. Doté de la finition haut de gamme Cosmo Pack ( 83% des ventes en France), notre modèle d'essai y ajoute un toit ouvrant panoramique électrique (800 euros en option) et un GPS DVD Europe aussi précis qu'intuitif (Pack Business à 1.500 euos avec pré-équipement Bluetooth). Au passages quelques lacunes subsistent logiquement telles que l'instrumentation (les compteurs...) esthétique mais peu lisible, certains plastiques peu valorisants et la fâcheuse tendance à venir vous pincer qu'a la gâchette de marche arrière lorsque vous la relâchez ! Quant à la place réservée aux passagers arrière, elle est aussi correcte que celle de la berline, avec néanmoins une garde au toit supérieure qu'apprécieront les grands gabarits.


Deux nouveaux moteurs

Profitant du lancement de cette version Sports Tourer, Opel offre deux nouveaux moteurs (en plus des sept déjà proposés) à la gamme Insignia : un 1.6 Turbo essence Ecotec de 180 ch et un 2.0 Biturbo CDTI de 190 ch associé à la transmission Adaptative 4x4. C'est avec ce dernier que nous avons débuté notre essai, dans la région de Francfort, en Allemagne. Mais alors que nous nous attendions à voir débouler la cavalerie - près de 200 ch dans un moteur diesel, ce n'est pas rien ! - c'est à une auto aux performances finalement très linéaires que nous avons eu affaire. Absence de coup de pied aux fesses, trop peu de sensations, presque jamais l'impression d'accélérer fort... avouons-le, le plaisir n'a pas été au rendez-vous. Dommage, car avec son turbo à double étage (un en bas dans les tours, l'autre en haut), la version 2.0 Biturbo CDTI profite d'un couple généreux de 400 Nm disponible sur une très large plage d'utilisation. On se consolera donc avec sa très grande souplesse, sa belle insonorisation et l'impeccable tenue de route offerte par les 4 roues motrices qui l'accompagnent. Du coup, à choisir entre les deux nouvelles motorisations, c'est d'avantage vers le 1.6 essence Turbo de 180 ch que nous nous tournerions. Si comme son acolyte diesel, il est équipé d'une boîte manuelle à six rapports plutôt accrocheuse, il s'avère plus agréable et offre surtout de vraies sensations. D'autant que les deux roues motrices (il s'agit d'une traction) qui lui sont associées permettent à l'allemande d'être globalement plus agile qu'avec une transmission 4x4 (plus lourde). Enfin, dans un cas comme dans l'autre, nous avons noté un freinage efficace et un bon confort de suspension en grande partie dû à la présence du châssis adaptatif Flexride (800 euros en option). Outre son mode automatique, ce dernier permet notamment de choisir entre les modes Tourer et Sport qui jouent sur la direction, les suspensions et le temps de réponse de l'accélérateur, en privilégiant soit le confort soit le dynamisme.


Bilan

Après les bons débuts européens de la berline, l'Insignia Sports Tourer arrive à point nommé pour tous ceux qui souhaitent profiter d'une familiale à la fois spacieuse, confortable et dotée d'un riche arsenal technologique. En effet, en plus des équipements précédemment cités, Opel offre à son break quelques options hautes en couleurs telles que l'Opel Eye qui regroupe l'alerte de dérive et la reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse, ou encore le système d'éclairage adaptatif ASF+ capable d'illuminer automatiquement la route de 9 façons différentes. Quant aux tarifs de cette version Sports Tourer, ils sont compris entre 22.700 et 33.800 euros, soit 700 euros de plus que pour la berline.


 

Verdict Automoto

+
Design général
Freinage et suspension
Ergonomie du coffre
-
Diesel linéaire
Gâchette de marche Arrière
Certains plastiques

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