Opel Zafira
Opel a vendu près de 2 millions de Zafira depuis le lancement du premier modèle, en 1999. Ce monospace compact populaire a été renouvelé en 2005 et s'offrait au début de cette année un restylage de mi-carrière. Mais il ne s'agit en fait que d'un petit lifting pour ce grand Zafira, puisque les modifications esthétiques se limitent essentiellement au nouveau pare-chocs avant, à la calandre plus chromée et aux feux arrière redessinés.Dans l'habitacle, on trouve de nouveaux matériaux, tandis qu'une connexion MP3 est proposée. Les évolutions sont plus notables sous le capot. Ainsi, le moteur 1.6 Ecotec gagne une poignée de chevaux (de 105 à 115), grâce au calage variable en continu des arbres à cames d'admission et d'échappement, ce qui lui offre par ailleurs une meilleure souplesse et fait également baisser la consommation... En Diesel, les 1.9 CDTI 100, 120 et 150 ch (d'origine Fiat) sont épaulés par le 1.7 CDTI 125 ch (d'origine Isuzu), plus sobre, mais aussi un peu plus creux à bas régime et indisponible en boîte automatique.
Pour le reste, la gamme de moteurs est reconduite, y compris la variante 1.6 CNG 94 ch (gaz naturel) et l'exotique version OPC, exhibant un kit de carrosserie plutôt tapageur et enrobée d'un 2.0 Turbo de 240 ch du genre brutal...
Au volant des Zafira, toutes les commandes tombent bien en main, y compris le levier de vitesses, implanté sur la console centrale. La position de conduite est bonne, même si la colonne de direction est toujours implantée un peu trop à l'horizontale. Côté châssis, les trains roulants (empruntés à l'Astra) n'ont pas été modifiés suite au récent restylage. Le Zafira continue d'offrir une tenue de route sécurisante et efficace, et l'on apprécie toujours sa direction fort directe.
Confortable dans l'ensemble, le monospace compact de chez Opel n'offre toutefois pas le toucher de route soyeux d'un Citroën C4 Picasso ou d'un Renault Scénic. C'est toujours un peu plus ferme. Et le châssis IDS-Plus avec amortissement à tarage variable n'y change rien.
Venons-en aux places arrière, qui constituent un critère d'achat essentiel pour un monospace. A ce niveau, il faut bien avouer que le Zafira a pris un coup de vieux. Le constructeur a beau nous vanter les mérites du système Flex7 (7 places de série et strapontins du dernier rang s'escamotant entièrement dans le plancher), la modularité reste très limitée au second rang. En effet, on y trouve une simple banquette (qui est tout de même coulissante et inclinable), mais pas de sièges individuels comme c'est le cas sur tout bon monospace qui se respecte. Sans compter que cette banquette s'avère complexe à manipuler.
De plus, l'habitabilité arrière n'a rien d'extraordinaire. Elle n'a d'ailleurs pratiquement pas évolué par rapport au Zafira I de 1999, malgré un encombrement sensiblement supérieur (longueur de 4,47 m contre 4,32 pour le premier Zafira). Bref, à l'arrière du monospace compact de chez Opel, l'espace pour les jambes n'est pas plus important que dans une bonne berline ou dans un break compact. Cela dit, trois adultes pourront facilement y prendre place, sans craindre les longs trajets.
Et les passagers profitent d'une assise implantée suffisamment haut pour que les cuisses soient bien soutenues. Quant aux strapontins du troisième rang, ils ne pourront accueillir confortablement que des enfants, mais à ce niveau, tous les monospaces compacts sont à la même enseigne...
Côté coffre, rien à redire, le Zafira s'insère dans la bonne moyenne du segment. En option, le Zafira peut également se doter du Pack Organiser, qui facilite les opérations de chargement. Celui-ci comprend des rails de coffre, 4 crochets d'arrimage et des filets de retenue pour les bagages. Le siège passager rabattable est également disponible (de série ou en option selon le niveau de finition) et ce dernier permet de charger des objets de plus de 2,7 m de long.
Outre ces équipements fonctionnels, l'Opel Zafira peut également s'offrir un correcteur d'assiette (pour compenser la charge), une assistance au démarrage en côte ou encore plusieurs équipements haut de gamme, tels que les phares bi-xénon directionnels, le système d'accès "mains libres", ou encore le toit panoramique avec console intégrée comprenant 5 espaces de rangement.
Cette option vient égayer un habitacle qui, à l'origine, est assez sobre, voire austère. Mais si la présentation intérieure ne déclenche pas le fou rire, la finition est par contre de bon niveau, alors que les rangements sont nombreux et que l'ergonomie est bien pensée.
Récemment restylé, le Zafira n'est pas le plus excitant des monospaces compacts. Il n'affiche pas de qualités marquantes ni de défauts criants, mais s'inscrit dans la norme du segment et effectue son travail correctement: il est bien posé sur la route et profite d'une finition sérieuse. Par contre, la modularité marque clairement le pas face à la concurrence (pas de sièges individuels au second rang).










Les photos officielles du nouvel Opel Zafira Tourer 2011








