Porsche Cayman
Un coupé plus abordable que la 911, sans dénaturer les valeurs qui ont fait sa réputation: c'est la mission confiée au Cayman élaboré sur la base du Boxster. L'adjonction d'un toit en dur et d'un hayon augmente sensiblement la rigidité de la structure. Cela renforce le caractère sportif, d'autant que le Cayman bénéficie aussi de trains roulants retravaillés, en vue d'un pilotage plus incisif. Lancé à l'automne 2005, il abrite deux moteurs, flat-six bien entendu, dont la disposition centrale arrière assure un bel équilibre des masses.On trouve donc le 2.7 de 245 ch sur le "petit" Cayman et le 3.4 de 295 ch sur le S - deux mécaniques qui équipent aussi le Boxster depuis 2006. Le premier offre déjà un excellent potentiel tant en performances qu'en comportement. Même si les suspensions, trop fermes à basse vitesse, donnent le meilleur d'elles-mêmes lorsque le rythme augmente et que les contraintes deviennent plus importantes. La cadence est forcément plus soutenue avec le Cayman S, dont les 50 ch supplémentaires se soldent par des accélérations et des reprises nettement plus énergiques.
Sur la route, le flat-six reste souple et onctueux à bas régime, puis il renforce sa poussée pour finalement révéler un caractère explosif en haut. Une vraie catapulte que l'on ne se lasse pas de titiller, d'autant que le Cayman S ne tarde pas à faire valoir son remarquable équilibre. Vif et agile, il virevolte littéralement autour de son axe, changeant d'appui instantanément mais toujours avec progressivité. Un comportement servi par des roues de 18 pouces, la version "de base" se contentant de 17 pouces.
L'objectif des metteurs au point était de rendre le Cayman maniable mais pas trop brutal. Ils y sont parvenus au-delà de toute espérance. Ces prestations sont offertes à deux passagers installés dans un habitacle des plus agréables. Le cockpit est lumineux et la finition proche de celle offerte par une 911. Pour le confort, le Cayman peut également compter sur des sièges au maintien remarquable.
À l'inverse, l'équipement laisse apparaître quelques lacunes. Il faut ainsi payer un supplément pour s'offrir un pack regroupant la climatisation automatique, les capteurs de pluie et d'allumage des phares, le cuir, le régulateur de vitesse et les phares au xénon.
Le plaisir de conduite qu'il dispense, surtout en verion S bien sûr, lui permet de se tenir plusieurs coudées au-dessus de la mêlée. Le Cayman ne doit donc en aucun cas être considéré comme la Porsche du pauvre, surtout au prix affiché. Avec ses performances, son comportement incisif, son caractère résolument sportif, son habitacle façon 911, la générosité et les sonorités de son flat-six, il fait honneur au cheval cabré de Stuttgart.










Photos CAYMAN - 2005








