Subaru Forester
Subaru est la seule marque au monde, hors spécialistes exclusifs du 4x4 comme Jeep, Land Rover ou... Hummer, dont tous les modèles reçoivent d'office la transmission intégrale. Une vraie, permanente. Le petit japonais se distingue de surcroît par sa persistance à utiliser des moteurs à plat. Des boxer comme Porsche. Visiblement plus difficiles à dépolluer que les autres.D'où ces 2 litres et 2,5 litres turbo, revus en 2005. Le plus remarquable, dans le cas du premier, est que cette baisse de pollution s'accompagne d'une hausse de puissance de 33 ch. Et d'un couple maxi atteint 400 tr/min plus bas. Mais aussi d'un agrément bien supérieur, grâce à des régimes plus élevés. L'évolution du 2.5 Turbo apparaît moins spectaculaire.
Néanmoins, il développe désormais 230 ch contre 210. Le travail effectué sur la dépollution porte ses fruits sur la consommation aussi (à moins que ce ne soit le contraire). Or, tout est bon à prendre, même si ce n'est pas flagrant. Car les moyennes restent élevées et peuvent toujours se dégrader largement, en fonction de la charge et du relief. La transmission ne change pas, tant mieux, avec un premier viscocoupleur doublant le différentiel central et un second tenant lieu d'autobloquant arrière.
Le Forester 2.0 continue de se distinguer des autres tout chemin, car il se dote d'un petit réducteur de vitesses. Qui, combiné à sa garde au sol encore rehaussée d'un centimètre, à 20,5 cm, lui donne des aptitudes insoupçonnées lors d'escapades. Et qui ne constitue évidemment pas un handicap pour tracter.
À côté de cela, la boîte de vitesses n'en compte toujours que cinq. Voire quatre lorsqu'elle est automatique, et niaise. Plus haut perché, le Forester perd un peu de sa superbe sur route. D'autant qu'il apparaît, c'est une petite régression, un peu sous-amorti. La capacité de filtrage de la suspension profite au confort, grâce à une faculté d'absorption des irrégularités, rare parmi les SUV. Le Forester reste parfaitement apte à une conduite coulée. Stable, faisant naturellement preuve d'une motricité infaillible, quelle que soit la météo, il est sécurisant. Il n'est pas un prix de beauté, ni de sobriété, mais fait preuve d'une telle bonne volonté qu'on lui pardonne aisément.
Ne faisant jamais rien comme les autres, le Forester a ses inconditionnels. Ils apprécient son côté polyvalent et dur à la tâche. Un caractère entier qui fait son charme. Ce véritable outil de travail ne faillira jamais. Même en version de base dorénavant. Car le 2 litres 158 ch apporte le tonus qui manquait à la précédente génération 125 ch. Quant au Turbo, il fonce plus que jamais d'une pompe à essence à l'autre.










Photos FORESTER - 2005








