Toyota Auris
Chargée de succéder à ce best-seller que fut la Corolla durant des décennies, l'Auris s'intercale entre la Yaris et l'Avensis. En changeant la dénomination de sa compacte du segment C, Toyota veut rompre avec le passé, comme il l'a fait avec la Yaris. L'Auris se veut plus jeune, plus dynamique et plus élégante que la Corolla. Cela étant, elle n'opère pas de vraie rupture de style avec celle qu'elle remplace. Relativement haute, elle arbore des formes arrondies qui ne sont pas sans évoquer la Yaris II.L'un des grands atouts de l'Auris est certainement son confort d'utilisation, dû à des suspensions souples, mais bien amorties, ainsi qu'à la qualité de ses sièges avant. Grâce à de nombreux réglages, trouver la bonne position de conduite ne pose aucune difficulté, tandis que l'originale console centrale "flottante" contribue à la bonne ergonomie. L'habitabilité à l'arrière est plus que correcte. La garde au toit importante participe aussi à cette agréable impression d'espace. L'insonorisation est soignée, tout comme la finition intérieure. Le coffre se montre assez logeable, mais le seuil de chargement est un peu haut.
Enfin, la modularité est intéressante grâce à la banquette fractionnée dont chaque élément se replie d'une seule main, assise comprise. L'instrumentation Optitronic rétroéclairée est inhabituelle, mais élégante et fonctionnelle. L'ordinateur de bord fait partie de l'équipement de série. La dotation d'origine est plus que convenable (airbags rideaux de série dès le premier niveau, par exemple), mais il est regrettable que des équipements de sécurité comme le contrôle dynamique de stabilité soient réservés aux finitions "hautes".
La stabilité de l'Auris est irréprochable, en ligne droite comme en courbe, où ses réactions sont très progressives. Il s'agit d'une voiture rassurante, mais qui ne procure guère de plaisir de conduite. Les freins se montrent suffisamment puissants et endurants, mais souffrent d'un manque de mordant à l'attaque, puis réagissent un peu trop brusquement lorsque l'on appuie plus fort sur la pédale. Toyota, réputé pour la qualité de ses moteurs essence, le confirme avec le 124 ch qui donne entière satisfaction.
Côté Diesel, le 126 ch ne se distingue pas par des performances exceptionnelles, mais fait son boulot avec constance et ne consomme pas trop. Le 90 ch surprend agréablement; il se montre alerte, peu bruyant et plein de bonne volonté pour peu que l'on n'hésite pas à rétrograder. De plus, il ne consomme que 6,4 l en moyenne ce qui, avec 55 l dans le réservoir, procure une autonomie de 860 km.
L'Auris est spacieuse et confortable, dispose de bons moteurs et se montre sûre à conduire. Mais elle ne procure guère d'émotions ou de sensations, ce qui est un handicap dans une catégorie où il faut se distinguer dans tous les domaines.










Photos AURIS - 2007








