Toyota Yaris 1.0, 1.3 & 1.4 D-4D
Contrairement à bon nombre de ses rivales, la Toyota Yaris a choisi de grossir avec parcimonie. Limitée, l'inflation de ses dimensions (+11 cm, soit 3,75 m) a permis d'optimiser son habitabilité sans être trop préjudiciable à sa maniabilité, donc à ses aptitudes urbaines. Une qualité qui devient rare dans cette catégorie sans cesse tirée vers le haut si l'on considère les Fiat Grande Punto, Peugeot 207 et Renault Clio III qui frôlent ou dépassent la barre des 4 m de long.Cela étant, grâce à un généreux empattement, elle parvient à offrir un niveau d'habitabilité très appréciable, même à l'arrière. La Yaris n'a pas non plus oublié d'être pratique: non seulement la banquette coulisse sur 15 cm, mais en plus, le système Easy Flat facilite considérablement la modularité puisqu'il suffit de rabattre les dossiers arrière (sans qu'il soit nécessaire d'ôter au préalable les appuie-tête) pour pouvoir disposer d'un plancher plat. En chiffres, cela donne un volume utile pouvant varier de 272 à 363 litres en fonction de la position de la banquette, et carrément 1.086 litres en configuration 2 places.
Sous le capot, l'offre de base est constituée par le 3 cylindres 1.0 partagé avec la Daihatsu Sirion. Avec ses 70 ch, ce petit bloc figure parmi les meilleurs de sa catégorie par sa puissance et son couple spécifique. Un cran au-dessus, le 1.3 est celui de la précédente génération. Son calage variable à l'admission autorise une courbe de couple plus plate, alors que la puissance culmine à 87 ch. En Diesel, le 1.4 dérivé de celui de la première génération de Yaris revendique 90 ch grâce à l'adoption d'une rampe commune de seconde génération et d'un turbo à géométrie variable.
Côté performances, les deux versions essence sont moins véloces que leurs devancières en raison de l'embonpoint de la nouvelle Yaris (+ 100 kilos). Le Diesel s'en sort mieux grâce à l'augmentation substantielle de la puissance et du couple. En revanche, il souffre en reprises d'un temps de réponse du turbo sous 2.000 tr/min, obligeant le conducteur à davantage jouer de la boîte pour obtenir de bonnes relances. Sur la route, la Yaris se montre rigoureuse.
Certes, elle est sans doute un peu moins vive qu'elle ne l'était précédemment en raison de son empattement accru, mais elle gagne en stabilité. La qualité de l'amortissement est également fort appréciable, ce qui profite aussi à la précision de conduite sur routes dégradées.
La Yaris n'a pas suivi l'inflation des dimensions qui caractérise actuellement presque toutes les nouvelles polyvalentes. Cela ne l'empêche toutefois pas de se montrer plus habitable que le modèle précédent et surtout, tout aussi pratique grâce à de nombreux rangements et au très intelligent système Easy Flat. Dommage toutefois que la prise de poids s'avère pénalisante sur le plan des performances.










Photos YARIS II - 2005








