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VOLVO

Essai VOLVO S40 - 2003

A partir de 20 600 €

S40 - 2003

La S40 est considérée comme la «petite» Volvo, même si la gamme comporte un modèle encore plus compact (C30). N'allez cependant pas croire qu'il s'agit d'une Volvo au rabais qui ne serait qu'un pis-aller pour qui ne peut se permettre une S60 ou S80… Non, la S40 est une Volvo avec tout ce que cela suppose. Élaborée à partir de la plate-forme commune aux Mazda 3 et Ford Focus, la plus petite des berlines Volvo est un peu moins lourde et encombrante que ses concurrentes 407 ou C5. La S40, qui utilise les mêmes excellentes motorisations Diesel HDI/TDCi, se montre plus vive et primesautière. Sous le capot de la suédoise, le petit 1.6 Diesel de 110 ch se révèle aussi agréable que disponible en faisant étalage d'une belle sobriété. Comme pour ses rivales équipées de la même mécanique, on aurait toutefois aimé une boîte 6 rapports. Cela dit, les performances sont déjà d'un bon niveau pour une berline moyenne et le silence de fonctionnement participe à la quiétude qui règne à bord. Avec le 2.0 D, les performances progressent sensiblement: ses 136 ch et 320 Nm (340 avec la fonction overboost temporaire) rythmés par 6 rapports manuels lui permettent de passer les 200 km/h en pointe et de frôler la barre des 30 secondes aux 1000 m DA. En cause, toujours ce poids relativement contenu, mais aussi un bon étagement de boîte. Le sélecteur de cette dernière s'avère par ailleurs agréable à manipuler. Et pour les amateurs du genre, la transmission robotisée Powershift à 5 rapports est désormais proposée en option. Si l'on veut une «vraie» automatique, il faut toutefois opter pour la D5 à moteur 5 cylindres de 180 ch, qui ne joue plus du tout dans la même catégorie de prix. Quant à la transmission intégrale AWD, elle n'est disponible que sur la seule T5 de 220 ch. Y compris en finition de base, la S40 dispose de toutes les aides électroniques à la conduite. Elle assied sa sécurité active sur le contrôle dynamique de stabilité (le DSTC, soit l'ESP de Volvo) qui a la bonne idée de demeurer déconnectable: en Suède, on roule souvent sur la neige, qui, comme chacun sait, ne fait pas bon ménage avec les antipatinage. Le DSTC intègre l'ABS, l'aide au freinage d'urgence (EBA), l'antipatinage (STC) et la correction du la


Volvo S40

La S40 est considérée comme la "petite" Volvo, même si la gamme comporte un modèle encore plus compact (C30). N'allez cependant pas croire qu'il s'agit d'une Volvo au rabais qui ne serait qu'un pis-aller pour qui ne peut se permettre une S60 ou S80... Non, la S40 est une Volvo avec tout ce que cela suppose.

Élaborée à partir de la plate-forme commune aux Mazda 3 et Ford Focus, la plus petite des berlines Volvo est un peu moins lourde et encombrante que ses concurrentes 407 ou C5. La S40, qui utilise les mêmes excellentes motorisations Diesel HDI/TDCi, se montre plus vive et primesautière. Sous le capot de la suédoise, le petit 1.6 Diesel de 110 ch se révèle aussi agréable que disponible en faisant étalage d'une belle sobriété. Comme pour ses rivales équipées de la même mécanique, on aurait toutefois aimé une boîte 6 rapports.

Cela dit, les performances sont déjà d'un bon niveau pour une berline moyenne et le silence de fonctionnement participe à la quiétude qui règne à bord. Avec le 2.0 D, les performances progressent sensiblement: ses 136 ch et 320 Nm (340 avec la fonction overboost temporaire) rythmés par 6 rapports manuels lui permettent de passer les 200 km/h en pointe et de frôler la barre des 30 secondes aux 1000 m DA. En cause, toujours ce poids relativement contenu, mais aussi un bon étagement de boîte.

Le sélecteur de cette dernière s'avère par ailleurs agréable à manipuler. Et pour les amateurs du genre, la transmission robotisée Powershift à 5 rapports est désormais proposée en option. Si l'on veut une "vraie" automatique, il faut toutefois opter pour la D5 à moteur 5 cylindres de 180 ch, qui ne joue plus du tout dans la même catégorie de prix. Quant à la transmission intégrale AWD, elle n'est disponible que sur la seule T5 de 220 ch.

Y compris en finition de base, la S40 dispose de toutes les aides électroniques à la conduite. Elle assied sa sécurité active sur le contrôle dynamique de stabilité (le DSTC, soit l'ESP de Volvo) qui a la bonne idée de demeurer déconnectable: en Suède, on roule souvent sur la neige, qui, comme chacun sait, ne fait pas bon ménage avec les antipatinage. Le DSTC intègre l'ABS, l'aide au freinage d'urgence (EBA), l'antipatinage (STC) et la correction du lacet (AYC).

Bien suspendue et bien amortie, la S40 a un châssis de la meilleure veine. Le train avant, sur la 1.6 comme sur la 2.0, supporte sans trop broncher les réaccélérations promptes en sortie de virage, même sur sol déformé. Le couple important, surtout sur la 2.0, parasite peu le train avant, preuve que celui-ci a été sérieusement étudié, tandis que la direction assistée est précise et agréable.

A l'intérieur, même les moins connaisseurs remarqueront qu'ils sont dans une Volvo. C'est clair, épuré, et la planche de bord à l'ergonomie exemplaire se caractérise par une originale console centrale flottante "en plastron de cobra" qui libère un logement entre sa face arrière et la planche de bord. Astucieux et très utile car les autres rangements, et singulièrement les bacs de portières, sont bien petits! Les matériaux sont sobres, élégants et de qualité, tandis que les assemblages sont soignés.

On signalera aussi une installation audio superbe, même en première offre à 4 haut-parleurs, ce qui est très rare. La position de conduite se révèle parfaite, avec un volant réglable dans les deux plans, sur de grandes amplitudes, et une assise conducteur réglable. Bravo aussi pour les sièges avant exemplaires de maintien et de confort.

Le seul détail qui fâche vraiment sur cette S40, c'est son petit réservoir de 55 l, trop juste pour une voiture de cette catégorie. On peut également déplorer un coffre pas spécialement vaste et assez mal fini, du moins si on compare avec le reste de la voiture. Pas très courant dans une berline tricorps, la S40 possède une banquette arrière 1/3-2/3 dont les dossiers et surtout les assises sont rabattables. Et pour faciliter le transport d'objets longs, le siège passager avant peut se rabattre vers l'avant en venant poser son appuie-tête contre la planche de bord.

La S40 peut compter sur un très bon châssis, partagé avec les Ford Focus et Mazda 3, sur des moteurs Diesel Ford/PSA de référence, et sur une présentation avenante. Si on la préfère en break, la V50, techniquement identique, possède toutes les qualités de la S40. Une Volvo qui n'a pas grand-chose à envier à ses grandes soeurs plus encombrantes et onéreuses...

Verdict Automoto

+
Confort et insonorisation
Habitacle accueillant et ergonomique
Style Volvo préservé
Excellents moteurs Diesel
Version 1.8 Flexifuel
Châssis au point
Performances (2.0D)
-
Réservoir trop petit
Accès et habitabilité arrière
Coffre moyen
Moteur 2.4i sans âme
Les photos VOLVO S40

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