Quid des pronostiqueurs ? Mon but n'est pas de cracher dans la soupe, mais il faut dire la vérité : beaucoup sont des imposteurs... et je ne parle pas des audiotels surtaxés vantant les mérites de spécialistes bidons, surfant sur la crédulité publique ! Devenir pronostiqueur ne requiert aucun diplôme et n'implique aucune sanction. N'importe qui peut donc s'improviser pronostiqueur, tirer des numéros dans un chapeau et prospérer benoîtement dans un métier où la frontière est floue entre la compétence et l'incompétence. J'entends par là que nous sommes dans le domaine de l'aléatoire et qu'un pronostiqueur compétent travaillant d'arrache-pied (j'en connais !) peut se faire voler la vedette par un escroc qui fait ses pronos devant la télé, dans son salon !
C'est la raison pour laquelle il n'existe aucune qualification pour exercer ce métier où l'on trouve le pire et le meilleur... car le meilleur existe et nul doute que vous saurez l'identifier après avoir lu ceci. Ce n'est pas très difficile, en fin de compte, de démasquer les imposteurs. Il existe de véritables experts et il n'est pas nécessaire d'en être un soi-même pour les reconnaître ! Seulement voilà, ce ne sont pas forcément eux qui vous feront gagner... a fortiori parce que tout le monde les suit et qu'ils font baisser la cote.
Comment gagner avec un pronostiqueur ? Certainement pas en suivant ses pronostics aveuglément. Contrairement à la presse française, la presse britannique classe ses pronostiqueurs selon leurs gains. Constat affligeant : l'énorme majorité affiche un déficit en fin d'exercice. Ça ne vous donne évidemment pas envie de les suivre. En France, on vous claironne qu'untel ou untel vous l'a ENCORE donné, sans préciser évidemment si vous êtes gagnant ou perdant en ayant suivi son pronostic toute l'année. Quand un pronostiqueur fait la « une » de son journal ou de sa rubrique pour avoir donné un quinté de plusieurs milliers d'euros en huit chevaux... savez-vous simplement combien il vous en coûterait de suivre ce pronostiqueur toute l'année en jouant SON quinté de huit chevaux ? 365 X 112 euro = 40.880 euro. Connaissez-vous beaucoup de turfistes qui ont un budget annuel de plus de 40.000 euros ?
La seule manière sérieuse de suivre un pronostiqueur, c'est de faire comme s'il était un cheval ! Et oui... sur un panel de vingt pronostiqueurs, essayez de déterminer la période de forme, la régularité, les spécificités (rigoureux, théorique, original ou risque-tout) de chacun, les petites manies, bref... faites « le papier » de chaque pronostiqueur. Ensuite - et c'est à mon sens la seule façon intelligente de suivre un pronostic - profitez de la compétence de chacun (les plus sérieux vont aux courses tous les jours, pas vous !) pour mettre en relief la petite différence qui vous fera gagner.
Exemple : le cheval qui ne figure dans aucun pronostic... sauf dans celui d'un pronostiqueur dont le sérieux et la compétence sont avérés. C'est avec des petits « trucs » comme celui-là que vous dénicherez le (ou les) trouble-fête du quinté.











