Elle est l'illustration hippique du principe des vases communicants. Plus un cheval est joué, plus sa cote baisse et plus celle des autres remonte. La cote d'un cheval se détermine par le rapport de la masse des enjeux (délestée des prélèvements légaux) avec la somme d'argent qui est parié sur sa chance. Si l'on dit qu'il est à 8/1, cela signifie qu'il rapportera 8 fois la mise plus la mise. Autrement dit, notre cheval payera 18 euro pour deux euro de mise. Quand les enjeux globaux sont faibles, une cote qui baisse est sans signification.
En revanche, un jour de Prix de l'Arc de Triomphe ou de Prix d'Amérique, où les sommes jouées sont considérables, les fluctuations doivent être observées de près car elles sont le fruit de très gros investissements.
La répartition. Le tableau de répartition des enjeux, auquel vous avez accès sur chaque hippodrome, peut être très instructif. Normalement, un cheval est deux fois plus joué placé que gagnant. Quand les mises gagnantes et placées sont à parité (a fortiori quand il y a plus d'argent joué gagnant), c'est un signe !
Cote du matin, cote de l'après-midi. Autrefois (il n'y a pas si longtemps, en vérité), les paris du matin représentaient 90% de la masse. Les fluctuations de la cote, l'après-midi, étaient donc réellement significatifs. Aujourd'hui, les valeurs sont inversées et la cote du matin ne veut pratiquement plus rien dire (un favori à 1/10 peut finir à plus d'égalité et un gros outsider peut voir sa cote baisser de moitié).
Les fluctuations sont néanmoins toujours parlantes... mais dans les toutes dernières minutes.











