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Par , le 08 novembre 2011 à 09h32, mis à jour le 09 novembre 2011 à 16h28

Frédéric Diefenthal / Yach : "Un justicier dans la ville" - Flics - Saison 2

Frédéric Diefenthal se glisse à nouveau dans la peau de Yach, ce flic instinctif, rongé par la vengeance. Flics - Saison 2, rendez-vous les 17 et 24 novembre 2011 sur TF1 et MYTF1.fr

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Frédéric Diefenthal - Yach - Flics - Saison 2
Ayant endossé la responsabilité d'un carnage survenu lors d'une opération qu'il dirigeait avec Constantine, Yach a écopé de deux ans de prison. A sa sortie, seul Breunière le soutient. Par son intermédiaire, il rencontre Battaglia, une grosse pointure du milieu.


Qu'est-ce qui vous a poussé à reprendre le rôle de Yach ?

Dès la première saison, j'ai été séduit par la facture de la série qui allie ces histoires de «flics à l'ancienne» à une vraie modernité dans la réalisation et l'écriture. J'avais très envie de retrouver l'énergie qui s'en dégage et ces personnages dont la vie se fond littéralement dans leur métier. Par ailleurs, j'ai une affection particulière pour Yach, habitué à évoluer en meute, sur le terrain avec ses troupes, et pourtant très isolé. J'aime son ambiguïté et la dureté dont il fait preuve envers lui-même. Explorer la partie sombre de l'individu neme déplaît pas. La maturité aidant, je m'y retrouve de plus en plus.


Comment a-t-il évolué après deux années passées en prison ?

Yach était prêt à assumer la responsabilité de la fusillade qui clôt la première saison mais sans payer un aussi lourd tribut. Rester aussi longtemps en cellule, renoncer à son métier et être à ce point lâché par tout le monde : sa hiérarchie, ses ex-collègues... Il se sent profondément trahi, même s'il sait qu'il a joué avec le feu, ou plutôt avec un lance-flamme !
C'était un personnage frondeur, dur mais plein d'humour, qui pratiquait la dérision pour conserver une distance sur les événements. Deux ans plus tard, il est au bord du gouffre et une fêlure grandit en lui. En rupture avec sa vie d'avant, il a lâché prise. On peut penser un temps que le contact avec sa fille va l'aider à remonter la pente, mais malgré l'amour qui existe entre eux, ils sont devenus des étrangers. La seule chose à laquelle il peut se raccrocher est donc bien fragile.


Ni flic, ni voyou. Comment peut-on le définir ?

Ayant perdu son principal repère qui était le 36, son équipe et le terrain, il erre dans une espèce de no man's land à la recherche de lui-même. Mais il possède quand même sa propre éthique, notamment par rapport au thème de la vengeance, central dans la série. Il veut faire payer à sa manière les malfrats ou ceux qui l'ont blessé. A l'image du film avec Charles Bronson, il est Un justicier dans la ville en quelque sorte !

Comment réagit-il quand il voit ce qu'est devenu Breunière ?

Sans vouloir le juger, il souhaite comprendre pourquoi son pote de toujours est visiblement passé de l'autre côté en rendant service à des truands. Il est surtout plein de compassion pour ce lascar, le seul qui ne lui tourne pas le dos à sa sortie de prison. Quand Breunière se fait descendre, Yach n'a plus qu'une obsession : retrouver son assassin, quitte à nouer des alliances douteuses...


Comment a évolué sa relation avec Constantine ?

La rivalité qui existait entre les deux hommes au sein de la PJ contribuait à structurer Yach. Mais elle a disparu. Entre culpabilité de l'un et fierté de l'autre, pas facile pour ces deux passionnés de renouer le dialogue.


Dans ce deuxième volet, vous partagez plusieurs scènes avec Olivier Marchal. Comment s'est passée cette collaboration ?

Nous nous connaissions puisqu'il avait déjà travaillé avec ma femme, Gwendoline Hamon, mais nous n'avions pas encore eu l'occasion de tourner ensemble. Au-delà de sa légitimité sur la série parce qu'il en est le créateur et par son expérience de flic, c'est un excellent acteur. Cela facilite grandement la collaboration ! Il joue symboliquement le rôle d'un truand et parvient, par l'humanité qu'il lui confère, à susciter de l'empathie pour son personnage. Il campe un tendre à la gueule cassée, ce qui donne à ses colères un côté schizophrénique !


Quel souvenir conservez-vous du tournage ?

La série et les rôles étant assez intenses, denses, nous avions vraiment besoin de relâcher la pression entre les prises. Les présences de Guy Lecluyse, bout-en-train en chef, Arno Chevrier que j'ai découvert ou encore Olivier Marchal, jamais le dernier dans ce domaine, ont grandement contribué à cela ! Désamorcer ainsi en off rétablissait l'équilibre et nous permettait de prendre le recul nécessaire par rapport à ces rôles tragiques. Cette légèreté nous évitait de devenir plombant.


Thierry Petit succède à Nicolas Cuche. Quel genre de réalisateur est-il ?

Ce n'est pas évident de s'intégrer à un projet déjà existant, de garder l'âme de la série tout en apportant sa signature personnelle. Thierry Petit a parfaitement réussi cet exercice de style. Les deux saisons sont complémentaires et cela nourrit l'évolution des personnages. En tant que réalisateur, j'ai apprécié son calme et son professionnalisme. Il est très posé, ouvert à la discussion et très à l'écoute lorsque l'on évoque les trajectoires des personnages. Il parvient à cadrer un espace de liberté, offrant aux comédiens des conditions de travail idéales.


Frédéric Diefenthal entame une tournée au théâtre en France, Belgique et Suisse, avec la pièce Kramer contre Kramer, jouée à Paris l'an dernier. Il sera également à l'affiche en 2012 de la nouvelle comédie de Malik Chibane Pauvre Richard aux côtés de Yacine Belhousse, Elsa et Smaïn. Enfin, on retrouvera l'acteur prochainement sur TF1, dans la série Les Virtuoses.

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