En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
Par , le 08 novembre 2011 à 09h33, mis à jour le 08 novembre 2011 à 10h06

Olivier Marchal / Battaglia : "Un type normal, ou presque" - Flics - Saison 2

Olivier Marchal rejoint le casting de Flics 2, il est Dominique Battaglia, à la fois redoutable chef de gang et patriarche attentionné, à l'humanité troublante. Flics - Saison 2, rendez-vous les 17 et 24 novembre 2011 sur TF1 et MYTF1.fr

Commenter
Olivier Marchal - Battaglia - Flics - Saison 2
Acteur, scénariste et réalisateur, Olivier Marchal aime jongler avec les disciplines. A l'origine de la série Flics, il brouille un peu plus les pistes en rejoignant le casting de la saison 2 sous les traits... d'un truand.

En créant la série, imaginiez-vous une suite ?

Dans un premier temps, pas du tout. J'aime l'idée de laisser le spectateur continuer à voyager librement avec les personnages. Mais à l'écriture des épisodes de la première saison, en 2007, je me souviens avoir bouclé volontairement avec une fin ouverte, n'excluant pas la possibilité d'une suite. Preuve que je n'avais pas vraiment envie de laisser partir ces flics...


Comment avez-vous été amené à interpréter le personnage de Battaglia ?

Au hasard d'une discussion, ma femme Catherine (Léa Legrand dans la série), m'apprend que la production a pensé à moi pour le rôle du procureur, qui devient l'amant de Léa Legrand dans cette deuxième saison. Nous formons déjà un couple à la ville, en former un à l'écran ne nous semblait pas très original. En revanche, je me suis dit que si je devais jouer un rôle dans la série, interpréter le truand, le méchant qui casse les mains à coup de marteau, m'amuserait. Un rôle à contre-emploi, c'est toujours plus intéressant. Nous avons lancé la proposition qui a séduit et, coïncidence, le scénariste Simon Jablonka avait en parallèle pensé à moi en écrivant le rôle de Battaglia.


Comment le décririez-vous ?

Dans l'absolu, ce n'est pas un monsieur très fréquentable ! Une pointure du milieu qui s'impose par des méthodes ultra-violentes. Mais en même temps, c'est un mari attentionné et un père de famille aimant qui met tout en oeuvre pour faire évader son fils de prison. Etrangement, on s'attache à ce bonhomme. C'est en tout cas ce qui m'est arrivé à la lecture du scénario et j'ai essayé de lui apporter une certaine humanité. Lui-même se lie à Yach car inconsciemment, ce jeune flic paumé vient remplacer son fils qui est derrière les barreaux. Il fait un transfert.


Votre expérience de flic a-t-elle facilité l'interprétation de Battaglia ?

Oui, dans un sens. Je ne voulais pas sombrer dans la caricature du voyou mais plutôt en faire un type normal, ou presque, avec un métier particulier, comme ceux que j'avais pu croiser lorsque j'étais dans la police. J'en fréquente d'ailleurs encore certains, «rangés des voitures», avec plaisir ! Je me suis aussi beaucoup inspiré de la personnalité de Claude Genova dit «le Gros», figure du grand banditisme parisien et voyou extrêmement dangereux, connu pour être dans la vie un homme affable, épicurien, entouré de copains et très proche de sa famille. Son histoire avait servi de base au film Truands de Frédéric Schoendoerffer, où il était incarné à l'écran par Philippe Caubère.


Vous avez créé les personnages de cette série. L'un d'entre eux a-til votre préférence ?

C'est toujours très compliqué de choisir. Je me sens proche de Yach car je me reconnais dans son côté un peu chien fou, que je pouvais avoir quand j'exerçais le métier de flic. Dans mon groupe à la PJ, beaucoup lui ressemblaient. J'ai aussi un faible pour Constantine qui, même s'il respecte un peu plus les règles, n'hésite pas à prendre des libertés avec les procédures et encaisse plus ou moins facilement les difficultés du métier. D'une manière générale, dans tout ce que j'écris, on retrouve ce trait commun du flic fatigué aux méthodes un peu borderline. Ce milieu est usant, c'est une réalité et l'actualité nous le prouve encore aujourd'hui avec l'affaire de mon ami Michel Neyret. Sans être réactionnaire ou partisan de méthodes expéditives, je pense qu'il y a une seule façon d'exercer le métier de flic à ce niveau pour obtenir des résultats, c'est celle de Yach ou de Constantine.


Connaissiez-vous le réalisateur Thierry Petit et comment s'est passée votre collaboration ?

C'était la première fois que l'on travaillait ensemble et cela s'est très bien passé. Quand je suis acteur, je me mets dans mes marques et je fais confiance au réalisateur. Je ne me place pas du tout en censeur ou en observateur critique, je me laisse aller. D'autant que Thierry a mis beaucoup de coeur dans la réalisation de ma série. Il était tombé amoureux de la première saison et a tout fait pour maintenir la cohérence de la suite.


Que pensez-vous des nouveaux comédiens qui ont rejoint cette deuxième saison ?

Je connaissais surtout les «méchants» : Arno Chevrier (Vandersson) qui avait failli jouer dans mon premier film Gangsters, Igor Skreblin (Gallardo) que j'avais vu dans la série Pigalle, la nuit et Olivier Chantreau (Petit Serge), que j'avais repéré en casting et qui joue dans mon prochain long métrage, Les Lyonnais. J'ai été ravi de travailler avec eux comme avec l'ensemble du casting.


Etes-vous satisfait du résultat ?

J'étais déjà satisfait à la fin de la première saison de voir que le public avait suivi. La série a eu beaucoup de mal à exister au départ. TF1 a su s'aventurer hors de ses sentiers battus en la diffusant, au risque de dérouter par un programme un peu plus noir et un peu plus violent.
C'est une série qui me tient à coeur et la suite s'inscrit parfaitement dans le parti pris d'origine. Nous avons obtenu un prix à La Rochelle, c'est toujours flatteur. J'espère que le public sera à nouveau au rendez-vous.


A la fois acteur, scénariste et réalisateur, quelle discipline a votre préférence ?

L'acteur, je le fais de moins en moins car je préfère écrire et réaliser. Il m'arrive de jouer un rôle ponctuellement, avec des amis ou des gens que je connais bien. En l'occurrence, pour jouer un voyou, le clin d'oeil était tentant ! C'était une jolie participation.


Le prochain long métrage d'Olivier Marchal, Les Lyonnais, avec Gérard Lanvin et Tchéky Karyo, sortira au cinéma le 30 novembre. Il retrace l'histoire d'un célèbre gang de braqueurs qui a sévi dans les années 70.

Envoyer

  • , le 24/11/2011 à 23h06 : Marchal, toujours aussi excellent... Il faudrait de nos jours plus de flics de cette trampe...

Les dernières News de Flics