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Par , le 16 décembre 2011 à 17h58, mis à jour le 16 décembre 2011 à 18h05

Sébastien Demorand : "Je n'imaginais pas un tel engouement des enfants pour la cuisine" - MasterChef Junior

Plutôt anxieux à l'idée de se retrouver face à des enfants, Sébastien Demorand a rapidement été conquis par leurs capacités et leur motivation.

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Sébastien Demorand : "Je n'imaginais pas un tel engouement des enfants pour la cuisine" - MasterChef Junior
Vous revenez pour une nouvelle édition de MasterChef à la fois similaire et très différente puisque les candidats sont des enfants...
Personnellement, j'appréhendais beaucoup cette expérience parce que je ne savais pas trop de quoi ces enfants seraient capables ni ce que nous pourrions leur demander. Au final, ils ont été impressionnants ! Ils avaient déjà pris des cours de cuisine et avaient une très bonne connaissance des produits. Par exemple, lors d'une épreuve, ils devaient cuisiner du jus de Yuzu, un agrume japonais assez peu courant. Lorsque j'ai voulu expliquer à l'un d'entre eux de quoi il s'agissait, il m'a répondu très sérieusement : «Je connais, c'est acide, sur des notes d'agrumes». Il m'a totalement bluffé !

Aviez-vous des attentes particulières pour ces cuisiniers en herbe ?
Les critères restent les mêmes que pour les adultes : savoir assaisonner et cuire correctement. Les enfants ont d'ailleurs eu pratiquement les mêmes épreuves que leurs aînés. Elles ont juste été un peu adaptées et nécessitaient moins de technique. Mais savoir cuire les aliments est déjà un geste technique et certains petits ont été brillants. En fait, je n'imaginais pas un tel engouement des enfants pour la cuisine possible. Je crois que ça a été ma plus grande surprise.

Acceptaient-ils facilement la critique ?
Oui. Un seul enfant était persuadé d'être le meilleur. A un moment, il a mal pris que nous lui disions le contraire. Il s'est donc crispé dans un premier temps avant de comprendre nos remarques. Mais je l'ai trouvé très touchant. J'aime cette combativité, cette réaction d'orgueil. Cela fera peut-être de lui un grand chef plus tard car il faut du tempérament pour être cuisinier !

Avaient-ils l'air intimidés par vous ?
Pas vraiment. Ils étaient dans l'ensemble très spontanés. En revanche, ils se sont montrés inquiets au moment de la dégustation ; ils savaient déjà que la seule vérité est celle de l'assiette. Nous étions présents pour les encourager mais aussi pour les former et les faire progresser. Parfois, nous avons dû dire à certains que leur plat n'était pas au niveau de celui des autres.

Cette tâche était-elle facile ?
Non, au contraire ! Nous ne devions pas les démotiver mais enrichir leur envie de devenir cuisinier. Il a fallu que je travaille mon vocabulaire pour formuler des critiques plus douces. Au final, il suffisait souvent de leur faire goûter leur préparation pour qu'ils comprennent les défauts de leur assiette. Pendant les épreuves, nous sommes aussi beaucoup passés à côté d'eux pour voir les produits qu'ils voulaient associer, leur rappeler des règles de base... Nous étions dans un vrai travail de pédagogie, dans la transmission. Et nous avons toujours souligné les beaux gestes et les qualités.

Comment ces jeunes candidats ont-ils commencé à cuisiner ?
Cette envie est souvent venue des parents. Mais il y avait toutes sortes de profils, du père de famille qui cuisine dans son quotidien à la mère bloggeuse qui achète tous les appareils de cuisine ! D'autres parents n'étaient pas particulièrement intéressés, mais accompagnaient simplement la passion de leur enfant.

L'engouement pour la cuisine vous semble-t-il récent chez les enfants ?
La diffusion de programmes sur différentes chaînes accompagne, ou même devance, un certain intérêt. A l'école aussi, de plus en plus de cantines font de la pédagogie autour des repas et de l'alimentation. Dans celle de mes enfants par exemple, tout est cuisiné sur place, tout est bio. Mais il reste encore un gros travail à faire car nous avons accumulé beaucoup de retard en la matière.

Vos enfants de 6 et 12 ans auraient-ils pu participer à cette émission de cuisine ?
Ils ne s'y intéressent absolument pas, même si ma fille dit souvent : «Papa est amoureux de la cuisine». En revanche, ils sont curieux et s'efforcent de goûter à tout. C'est tout ce que je leur demande.

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