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Entré en apprentissage à 14 ans, le chef du Comptoir du Relais avait 16 ans lorsqu'il a découvert Paris où il a appris son métier de cuisinier au contact de maîtres tels que Christian Constant au Crillon. Il insiste sur ces années de formation. "À l'origine, ce n'est pas tant une vocation que mon goût de l'indépendance qui m'a fait quitter l'école pour devenir cuisinier. Car ce métier, c'est grâce à Monsieur Constant qu'il est devenu une passion. Au contact de cet éducateur, j'ai pris le goût de l'ordre de l'effort et de la discipline, j'ai acquis l'état d'esprit qui est le mien aujourd'hui. Et puis il nous a transmis sa passion pour les produits et les artisans. Grâce à lui, j'ai découvert que la cuisine était une aventure collective."

Apprenti, deuxième commis, premier commis, chef de partie, chef saucier, sous-chef de cuisine... Au contact de différentes personnes et de différentes cultures, Yves Camdeborde a mis dix ans pour franchir une à une toutes les étapes d'un apprentissage traditionnel. Il a découvert l'essentiel dans les grandes maisons, mais il aimait trop la liberté pour y passer davantage de temps. En 1992, il a ouvert à Paris son propre restaurant, La Régalade "Je n'avais pas de plan particulier. Mon idée, c'était de m'installer dans un lieu où j'allais pouvoir être heureux tous les jours. C'est bien tombé, c'était à un moment où la clientèle des restaurants parisiens avait envie d'endroits associant le raffinement culinaire et l'esprit de bistrot. Ce n'est que bien plus tard qu'on a parlé de bistronomie."

Depuis le printemps 2005, la route de cuisinier d'Yves Camdeborde se prolonge carrefour de l'Odéon à Paris où il tient avec sa femme Claudine l'hôtel-restaurant le Relais Saint Germain. Aucun changement dans son état d'esprit, aucune rupture dans son itinéraire et même aucun tournant : c'est par un approfondissement constant dans la même voie qu'Yves Camdeborde est devenu l'un des cuisiniers français les plus admirés. "Cela me rassure d'avoir une idée nouvelle le matin quand je me réveille. Cela prouve que je suis toujours vivant", s'amuse-t-il. Une de ses fiertés est d'avoir remis les hors-d'oeuvre au goût du jour à l'Avant-Comptoir, un bar conçu pour vivre la gourmandise partagée, debout, avant de passer à table.

Au moment où s'achevait le tournage de la quatrième saison de MasterChef, Yves Camdeborde se souvenait de moments d'échange et de partage. "Le plus important, pour moi, c'était de transmettre ce qu'on m'a donné, de permettre à des gens plus nombreux de connaître l'émotion que peut procurer le métier de cuisinier. Le mérite de MasterChef est d'avoir mis en lumière les métiers de la gastronomie, d'avoir revalorisé le travail de la main. Cette émission a probablement changé l'image de la cuisine dans l'esprit des jeunes. Rien que pour cela, je suis heureux d'y avoir participé quatre années de suite." Les téléspectateurs de TF1 qui ont observé des liens de complicité entre le chef juré et certains candidats se demandent sans doute si Yves Camdeborde est resté en contact avec quelques-uns d'entre eux. "De même qu'avec mes anciens seconds, répond-il. Je revois Georgiana, Anne, Cyril, Agathe, Xavier, Simon ou Pierre avec autant de plaisir que je revois Stéphane Jego (L'Ami Jean), Nadège Varigny (Ribouldingue), Sylvain Daniere (L'Ourcine) Pierre Auge (la table de Petit Pierre) ou David Ducassou (Cap e Tot)." Et le bonheur dans tout ça ? Lorsqu'on l'interroge sur sa recette, Yves Camdeborde nous répond en cuisinier : "250 grammes d'amitié, 250 grammes de hasard, 250 g de cervelle et de 250 grammes de poudre de perlimpinpin."
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L'ACTU DE Yves Camdeborde

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