La directrice de casting de long métrage a pensé à moi pour ce personnage, malgré l'image d'icône qui me suit, depuis mes débuts au cinéma dans les années 80. Cela a contribué à créer l'image d'une star lointaine, inabordable, qui ne me correspond pas du tout. De ce fait, bien des directeurs de casting m'ont cantonnée au cinéma. Il m'a fallu beaucoup de temps pour les convaincre que je pouvais jouer à la télévision, en particulier dans une série, dès lors qu'il y a quelque chose à défendre.
Comment décririez-vous le capitaine Legrain ?
C'est une femme d'une grande rigueur. Pour une raison qui n'apparaît pas dans le film, elle a décidé de faire l'impasse sur l'empathie, la sympathie, l'émotion.
Qu'est-ce qui vous a plu dans ce personnage ?
J'ai aimé jouer un personnage qui n'était pas au premier abord très sympathique, mais qui le devient peu à peu. J'apprécie le basculement, l'évolution de son approche. Elle se rend compte que les membres du R.I.S. sont solidaires et elle finit par s'incliner devant la force de ces liens humains. Elle reconnaît qu'elle a pu se tromper et devient plus douce.
Avez-vous des points communs avec elle ?
Je suis plutôt le contraire de ce personnage car je vais instinctivement vers la vérité humaine et je mets les liens humains au-dessus de tout. Mon seul point commun avec elle, c'est la rigueur, mais pas la rigidité.
Connaissiez-vous vos partenaires de jeu avant cette participation ?
Non, pas du tout. J'ai beaucoup apprécié Michel Voïta (le commandant Maxime Vernon), avec lequel j'ai eu le plus grand nombre de scènes. J'ai découvert un acteur très sensible, qui essaie d'approfondir son jeu malgré les contraintes de temps inhérentes au format de la série.
Est-ce si différent de tourner dans une série ?
La rapidité extrême des tournages en télévision est un défi pour les acteurs et Michel Voïta démontre que l'on peut s'adapter très vite à ce rythme. C'est la première fois que je participe à une série, j'ai accepté l'expérience comme on fait ses gammes au piano. A mon sens, un acteur doit essayer de savoir tout faire.
Dans cet épisode, votre personnage se trouve immédiatement en conflit avec le R.I.S., cela a-t-il interféré dans vos relations avec vos partenaires ?
Aucunement ! En tant que guest, j'appréhendais beaucoup d'arriver dans une troupe rodée, mais les acteurs et le metteur en scène, Éric Le Roux, m'ont accueillie comme si j'avais été engagée dès le début. Cela faisait chaud au cœur.
Quels sont vos projets ?
Je viens de terminer un tournage des Petits Meurtres d'Agatha Christie pour France 2, sous la direction de Renaud Bertrand, un metteur en scène extraordinaire. Il m'a amenée à oser explorer le registre de la comédie beaucoup plus que je ne l'avais fait dans mes rôles précédents.
Rendez-vous dès 20h50 sur TF1 et sur le site officiel de R.I.S Police Scientifique de MYTF1.fr jeudi 16 février 2012 pour 2 épisodes inédits : "En plein coeur" et "Des lendemains sombres" en coup d'envoi de la saison 7.
Révélée par le film Prénom Carmen de Jean-Luc Godard (Lion d'or à la Mostra de Venise en 1983), Maruschka Detmers mène depuis ses débuts au cinéma une carrière internationale. Cinéma populaire et cinéma d'auteur lui ont offert l'opportunité d'explorer les registres de la comédie et du drame. Dirigée par des réalisateurs aussi divers que Claude Zidi, Jacques Doillon, Éric Barbier, Daniel Vigne, Manuel Poirier, au cinéma, et Alain Tasma, Jean-Daniel Verhaeghe, Renaud Bertrand à la télévision, elle a su également affirmer sa place de comédienne en jouant au théâtre dans L'Arbre de joie en 2007, et dans Nathalie en 2009.














