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Par le 31 mars 2010 à 12h50

La charnière les a plombés

Michael Ciani et Ludovic Sané ont vécu un cauchemar à Gerland. La charnière centrale bordelaise est directement impliquée dans la défaite face à l'OL (3-1). Soudainement, le poids de la rencontre a semblé peser sur les épaules des deux centraux. Et les absences de Planus et Diarra ont coûté cher.

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La charnière les a plombés

L'espace de 45 minutes, l'enjeu les a rattrapés. Tout d'un coup, on s'est souvenu que Michael Ciani évoluait à Lorient l'an passé, que Lamine Sané défendait les couleurs de Lormont en DH en 2008. Les deux hommes ont eu un mal fou à supporter le poids du quart de finale de Ligue des Champions. Bien sûr Lyon, ils connaissent. Mais cette soirée avait un parfum particulier. A la clé, une qualification pour le dernier carré de la plus prestigieuse compétition européenne. De quoi faire trembler les jambes et gamberger les têtes. "Bordeaux est encore jeune et manque un peu d'expérience. L'environnement et la pression de ce match a joué dans certains comportements", a constaté un Laurent Blanc, toujours très juste dans ses analyses. Avant de préciser sa pensée : "On est encore jeune en défense, et ça s'est vu."


Directement visée, la charnière centrale qui a vécu un véritable cauchemar. Battue dans l'envie, imprécise dans ses interventions, la paire Sané-Ciani a pris l'eau de toutes parts en première période. Lisandro, a senti la faille et les a harcelés de bout en bout. L'Argentin, véritable poison, a pris un malin plaisir à les pousser à la faute. Le dégagement raté de Ciani dès la 10e minute a directement entraîné l'ouverture du score lyonnaise. Un début de match qu'il traînera comme un boulet durant 90 minutes. En témoigne son absence de la 70e minute, Makoun aurait pu en profiter. Comme Sané, le ballon semblait lui brûler les pieds. "On s'est précipité sur certaines actions", a simplement concédé Ciani à l'issue de la rencontre. Sa terne prestation du soir pourrait par ailleurs largement l'handicaper en vue du Mondial. Présent dans les tribunes de Gerland, Raymond Domenech a sans doute noté sa grande fébrilité.


Le poids des absents


"On est bien rentrés dans le match mais on a commis quelques erreurs défensives qui nous ont coûté très cher, qui nous ont coûté deux buts", analyse de son côté Fernando. Les deux hommes n'ont pas été les deux seuls fautifs côté girondin. Benoît Trémoulinas a eu lui-aussi ses absences comme sur le deuxième but lyonnais. Mais sa présence offensive les a quelques peu compensées. Ni Sané, auteur de relances plus qu'hasardeuses, ni Ciani ne peuvent en dire autant. Mais c'est avant tout sur son efficacité qu'on juge une défense. En encaissant six buts en deux matchs, la meilleure arrière-garde de C1 avant les quarts de finale s'est fissurée. Ce mardi, les absences de Marc Planus et d'Alou Diarra ont pesé lourd dans la balance. Le travail et l'abatage de la vigie bordelaise sont essentiels pour expliquer les exploits récents des Girondins. Il soulage la défense et fait office de premier relanceur.


Fernando, à Gerland, n’a pas soutenu la comparaison. Le Brésilien a tenté de colmater les brèches, le plus souvent en provoquant des coups francs, dont celui qui amène le premier but. Planus, lui, rassure par son sens du placement et ses interventions souvent justes. Tout ce qu’il a manqué à la charnière des champions de France face aux Gones. "Alou Diarra et Marc Planus sont des joueurs importants pour Bordeaux, qui nous ont manqué", admet ainsi Laurent Blanc. Avant de conclure dans un élan de lucidité : "Au retour, la clé du match sera de bien défendre. Si on défend comme aujourd'hui (ndlr : mardi), ça me paraît difficile de passer." Difficile ? Disons plutôt impossible.

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