En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
BMW

Essai BMW Z4 ROADSTER E89 - 2009

A partir de 39 400 €

Essai : BMW Z4 2009

Des lignes à la fois plus raffinées et plus sportives que la précédente génération, fontr de cette nouvelle Z4 roadster une voiture de caractère... dans le domaine du raisonnable.


C'est une lignée de véritables purs-sangs qui voit naître une descendante, presque aux antipodes de ses mythiques aïeules. Car si elle conserve le patronyme de la précédente génération, la Z4 n'est plus vraiment celle qu'elle était, la raison commerciale l'ayant finalement emporté sur la folie des mécaniques indomptables. Que les puristes se rassurent, le roadster conserve de sa verve grâce à l'astucieux tour de passe-passe de BMW, qui dote (en option) son nouveau né du système ''Suspension Sport adaptive M''. Les amateurs de promenades apprécieront alors le mode ''normal'', très confort, quand les plus joueurs s'aventureront plutôt sur les modes ''Sport'' et ''Sport +''. Dommage qu'il faille avoir recourt aux options (1400 euros) pour accéder à ces joies...


Voir les photos


Un roadster au féminin

Sur le plan esthétique, la Z4 se veut plus sobre, à l'image de la toute récente BMW Série 7. Ses lignes sont épurées et nettement moins agressives. L'avant se caractérise par ses traditionnels ''haricots'' de calandre, ici très affirmés, des feux effilés, un bouclier griffé d'une lame de part et d'autre de la grille d'aération et un immense capot (1,80m) nervuré. L'arrière est un peu plus original, avec des feux aux formes indescriptibles et un bouclier bombé. Un ensemble qui respire l'élégance et le raffinement, signé Juliane Blasi qui a su apporter une vision moins masculine du roadster, en opposition avec la précédente Z4 qui fleurait bon la testostérone.
L'autre modification majeure vient du toit, puisqu'il oublie la capote en toile pour un système rigide escamotable en 20 secondes. Les versions Coupé et Roadster de l'allemande ne font donc plus qu'un. La Mercedes SLK n'a qu'à bien se tenir.


Un habitacle inspiré de la
Z8

A l'intérieur, BMW a également fait preuve de raffinement. Ici aussi, c'est le travail d'une femme, Nadya Arnaout, qui donne à l'habitacle du Z4 tout son sex-appeal. Les matériaux sont savamment choisis, les assemblages irréprochables et la présentation, inspirée du Z8, tout bonnement superbe. Les progrès réalisés par la firme bavaroise sont étonnants. Même le système de navigation i-Drive évolue, comme dans la Série 7, et se veut plus simple et plus ergonomique.
Côté habitabilité, notons l'assise, remarquable, et les quelques rangements supplémentaires comme le discret filet derrière les sièges, qui contribuent à rendre ce Z4 plus grand public.
Cependant, une fois le toit escamoté, l'accès au coffre est obstrué par le toit replié. Il faudra donc charger sa valise avant de décapoter et faire la manipulation inverse pour l'extraire.


Trois moteurs 6 cylindres en ligne

Plus sage mais toujours remarquablement motorisée, la Z4 s'offre notamment les services d'un 2.5l de 204 ch. Doux et relativement économique en utilisation raisonnée, il fait preuve d'une polyvalence qui sied parfaitement au nouvel esprit du roadster. Il est, certes, un peu paresseux à bas régime, mais dévoile un remarquable potentiel passé les 3500 tr/min. Les poussées sont alors franches, musicales et follement grisantes. L'alliance avec la boîte mécanique à 6 rapports fait des merveilles, grâce à son débattement très court et son étagement idéal. Même en 6ème à 90 km/h, le 2.5l reprend sans difficulté.
Notons que toutes les motorisations, du 2.5l au 3.5l de 306 ch en passant par le 3.0l de 258 ch, sont associables à la transmission automatique 7 rapports DKG à double embrayage.
Enfin, pour répondre à la question qui brûle les lèvres des puristes : qu'adviendra t-il du Z4M ? Pour l'instant BMW doute de sa pertinence, mais ne l'exclue pas dans un avenir plus lointain. Saleté de crise...


Bon compromis

La Z4 cultive à présent le goût du confort, mais n'en demeure pas moins une sportive. Le roadster cède pourtant au péché de gourmandise et affiche quelques 1770 kg sur la balance (100kg de plus que l'ancienne Z4), soit le poids d'un monospace. Si elle masque à merveille ses rondeurs sur le plan esthétique, la surcharge ne passe plus inaperçue une fois l'allemande lancée sur la route. Heureusement, rien de rédhibitoire, ce ''CC'' de charme gommant les lourdeurs de sa structure par d'efficaces trains roulants, une position de conduite idéale (sur l'essieu arrière) et une répartition des masses très équilibrée.
Comble du plaisir, la Z4 bénéficie d'un châssis affûté et rigide à souhait reste cloué au bitume, même sur les routes les plus sinueuses. Contrairement à l'ancienne génération, le train arrière est relativement docile. Attention, la belle n'est pas à prendre à la légère pour autant. Un excès d'optimisme à l'approche d'un virage appuyé pourra se solder par un sur-virage heureusement assez bien contenu par l'ESP.


La concurrence menacée

La BMW Z4 a parfaitement réussi sa reconversion. Elle séduira sans peine une nouvelle clientèle, jusque là frileuse à l'idée d'opter pour une sportive pure et dure. Les amateurs de sensations fortes seront peut-être un peu déçus par l'amortissement plus souple et le toit rigide de cette nouvelle mouture mais pourront toujours se consoler avec les suspensions réglables. Ce judicieux compromis entre confort et dynamisme, qui fait aujourd'hui le succès de l'Audi TT et du SLK de Mercedes, devrait également faire les affaires de cette superbe allemande, commercialisée à partir de 39.400 euros.

 

Verdict Automoto

+
Design extérieur
Design habitacle
Comportement
-
Coffre toit replié
Moteur mou à bas régime
Réglages sport en option

Envoyer

VOITURES NEUVES JUSQU'à -35%

Toutes les voitures neuves jusqu'à -35%
logAudience