PSA Peugeot Citroën : plan social retravaillé et l'avenir avec GM

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Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2012-10-29T13:46:00.000Z, mis à jour 2012-10-29T13:53:29.000Z

Communiqué, le plan de suppressions de 8.000 postes du groupe automobile français a remué le gouvernement et les syndicats, ces derniers ayant obtenu la négociations, tandis que l'alliance avec GM se profile à l'horizon.

En lourdes pertes, éjecté du CAC40, que prépare PSA Peugeot Citroën au niveau social et commercial ?

Plan social contesté, bientôt revu ?
En difficulté, le coup de sabre dans les effectifs annoncé en juillet dernier a été vu comme un coup de massue, que ce soit pour le nouveau gouvernement représenté par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, ou des syndicats qui ont de suite mené le front contre la suppression de 8.000 postes et la fermeture du site d'Aulnay. Depuis, si l'Etat n'a pu endigué la décision et pu seulement venir en aide à la banque PSA Finance, les syndicats ont obtenu au forcing la négociation du plan social, par des reclassements ou accompagnements.


Finances plombées
Cause de ce plan social, les pertes importantes rencontrées par PSA Peugeot-Citroën, soldées au premier semestre à 817 millions d'euros, avec des ventes en chute de 13%. Et les prévisions pour l'année complète ne sont pas moins inquiétantes. En bourse, cela s'est traduit par un cours passé de 50 euros en fin 2006 à 25 euros début 2011 puis une baisse sans fin jusqu'à l'éjection symbolique du CAC40, et d'un cours passé ce lundi à moins de 5 euros. Preuve de la vision pessimiste pour l'avenir.


Quelles voitures pour l'avenir ?
Le groupe PSA Peugeot Citroën, très ancré sur le continent européen, est mis à mal par le repli de son marché automobile, et d'une internationalisation venant un peu tard. Le développement en Chine, en Russie ou en Amérique Latine fait son chemin, mais n'équilibre pas actuellement la part en Europe. La Peugeot 208 devrait aider pour cette fin d'année avec un carnet de commandes fourni, le duo C-Elysée et 301 partant à l'attaque du monde pour l'internationalisation, et la ligne DS venant rejouer les cartes du haut de gamme côté Citroën. Et l'arrivée récente de GM permettra une réduction des coûts de 2 milliards d'euros par an d'ici 2015, et quatre projets de modèles en commun, à partir de 2016, entre monospaces compacts, berline moyenne et plate-forme pour citadines.

Bref, PSA Peugeot Citroën s'arme pour le long terme, mais n'a pas encore les éléments en main pour se redresser dans les mois à venir, le marché européen ne s'annonçant pas au beau fixe.