Renault : confirme les perquisitions, mais "pas de logiciel truqueur"

Voir le site Automoto

Renault Espace, cinquième génération du monospace lancée au printemps 2015 à partir de 34.200 euros, en moteurs diesel 130/160 ch et essence 200 ch.
Par |Ecrit pour TF1|2016-01-14T11:50:46.836Z, mis à jour 2016-01-14T14:29:57.845Z

Après Volkswagen, Renault sous la menace de fraude aux émissions de gaz polluants frauduleuses. Non répond Renault, ayant subi des perquisitions jeudi 7 janvier, son cours s’écroulant en Bourse après cette annonce.

Après le Dieselgate de Volkswagen, le scandale Renault ?


Pas que Volkswagen ?

Selon un tract de la CGT Renault, « des agents de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) sont intervenus sur différents sites Renault jeudi dernier » afin de mener des perquisitions laissant « fortement penser qu’elle sont « liées aux conséquences de l'affaire des moteurs truqués de Volkswagen ».

L’organisation syndicale a précisé que 4 sites du constructeur automobile français sont concernés : le centre d'ingénierie de Lardy (Essonne), le technocentre de Guyancourt (Yvelines), le site du Plessis-Robinson et le siège à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Ni Renault, ni DGCCRF n’ont commenté ces actions pour le moment.

En conséquence de cette annonce, Renault subit la même punition que Volkswagen : la chute spectaculaire du cours de l’action en bourse. Celle-ci plonge de 20% autour de 12h30 ce jeudi, passant de 86,66 à 68 euros environ, soit au niveau de début octobre 2015.


Confirmation officielle

"La DGCCRF a décidé de faire procéder à un complément d'investigation sur pièce et sur site, qui a vocation à valider définitivement les premiers éléments d'analyse réalisés par la Commission technique indépendante" évoque le communiqué de presse de Renault ce jeudi 14 janvier, cette commission dite Royal "a pour objet de vérifier que les constructeurs français n'ont pas équipé leurs véhicules de logiciels équivalents."


Renault déjà pointé du doigt

Après l’affaire des moteurs truqués du groupe Volkswagen (VW, Audi, SEAT, Skoda et Porsche), Renault avait été suspecté en novembre – entre autres avec BMW, Opel et Mercedes - par l’association allemand DUH d’avoir manipulé les émissions de CO2 de son nouveau Renault Espace à moteur diesel 1,6 litre dCi, qui rejetterait selon elle 13 à 25 fois plus de NOx (oxydes d’azote) que la limite de la norme Euro 6.