Volkswagen : une information judiciaire pour "tromperie aggravée" en France

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Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2016-03-08T17:20:23.641Z, mis à jour 2016-03-08T17:20:34.278Z

Suite à plusieurs plaintes et une enquête préliminaire, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire à l’encontre du groupe automobile Volkswagen (Audi, Porsche, SEAT, Skoda) et ses moteurs truqués.

"Une information judiciaire pour tromperie aggravée" a été ouverte par le parquet de Paris le 19 février 2016, envers le constructeur automobile Volkswagen, suspecté d’avoir installé des logiciels fraudeurs dans des centaines de milliers de véhicules commercialisés en France.



Une source judiciaire citée par l’agence Reuters  précise que les responsables de Volkswagen risquent "des peines de cinq ans de prison et 600.000 euros d'amende pour tromperie aggravée".

Das Scandal

Le 18 septembre 2015, Volkswagen est épinglé par l’association de protection de l’air de Calicofornie (CARB) pour l’utilisation de logiciels mettant en échecs les tests de pollution nécessaires pour l’homologation de ses véhicules. Deux jours plus tard, le constructeur avoue avoir triché sur certains blocs diesel aux Etats-Unis, avec plus de 440.000 véhicules, mais le scandale prend une ampleur mondiale dans les jours suivants, avec 11 millions de voitures concernées dans le monde, dont 952.000 en France, de marque VW, Porsche, Audi, Seat et Skoda.

Depuis, Volkswagen a retiré les véhicules incriminés outre-Atlantique, s’est excusé publiquement à de nombreuses reprises, organisé le rappel de certains modèles, et a proposé une compensation financière aux Etats-Unis aux clients touchés.