Anelka : " J'ai ouvert la voie, comme d'habitude"

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Nicolas Anelka
Par Gwendoline NATALI|Ecrit pour TF1|2012-10-26T13:22:00.000Z, mis à jour 2012-10-26T13:26:53.000Z

Alors qu'il s'était livré il y a deux semaines pour Téléfoot, Nicolas Anelka a récidivé ce vendredi. Dans un entretien au Parisien Magazine, l'ancien Bleus vide (encore) son sac. Anti-footeux, journalistes : chacun en prend pour son grade.

« A tous ceux qui parlent sans me connaître, sachez que si vous ne m'aimez pas, c'est réciproque. Et si vous m'aimez, je n'ai rien fait pour. Je suis juste moi ». Le ton est donné. Florilège des meilleurs passages de l'entretien accordé par Anelka au Parisien Magazine.

« Je suis fan de Jackie Chan »
Nicolas Anelka a tenu d'abord à expliquer son choix d'exil à Shanghai. «Je suis venu en éclaireur. J'ai ouvert la voie, comme d'habitude » précise-t-il. Même s'il concède que son choix était en partie « financier », l'ancien attaquant de l'Equipe de France a confié sa passion pour la Chine. « J'ai choisi ce pays parce que j'ai toujours voulu découvrir ce continent et cette mentalité. Et comme je suis fan des films de kung-fu, de Jackie Chan, de Jet Li, de Bruce Lee ... ». En effet, on comprend mieux maintenant.

« Le théorème de Pythagore ne me sert à rien »
Ensuite, Nicolas Anelka passe au règlement de compte. « Si tu ne comprends pas les salaires énormes des joueurs, c'est que tu n'as rien compris au business du foot. Chacun a ce qu'il mérite. Je transpire depuis très longtemps pour gagner cet argent ». Il poursuit : « Les anti-footeux pensent que lire des kilomètres de bouquins et posséder une culture générale est synonyme d'intelligence. Mais dès qu'ils traversent la Manche, ils n'arrivent pas à aligner trois mots d'anglais ». Anelka s'insurge contre l'idée que les footballeurs « ne savent rien faire d'autre que taper dans un ballon ». Le parfait contre-exemple ? Lui, bien sûr : « Moi, je parle français, anglais et espagnol. Et j'attaque le chinois. Je peux me faire comprendre dans le monde entier. Les Fourberies de Scapin, le théorème de Pythagore ou Cinquante nuances de Grey, ça ne me sert à rien dans ma vie ».

« Décerner le journaliste de plomb »
Nicolas Anelka en a presque fini. Il inflige ses dernières critiques à ses meilleurs ennemis : les journalistes. « Pendant toute ma carrière, ce fut un combat constant contre la presse. D'ailleurs, dans un futur proche, j'envisage de décerner et d'organiser la cérémonie du journaliste de plomb, qui récompensera le plus bidon d'entre eux. Il sera élu par les joueurs. Le choix s'annonce délicat tant les candidats sont nombreux... »

Et comme le dit si bien Nicolas Anelka, un brin philosophe : « Un homme sans ennemi est un homme sans valeur ».