Anelka : "J'ai su rebondir

Voir le site Téléfoot

Anelka : 'J'ai su rebondir
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-11-16T07:20:07.000Z, mis à jour 2009-11-16T07:20:07.000Z

Héros de Dublin en marquant le seul but du match (0-1), samedi, Nicolas Anelka savoure son retour en grâce en équipe de France. Mais l'attaquant de Chelsea, qui espère disputer sa première Coupe du monde, ne demande pas de statut particulier. Il revient aussi sur son positionnement en Irlande.

NICOLAS ANELKA, racontez-nous votre but...


N.A. : C'est Yo (Gourcuff) qui me passe la balle, je contrôle, je ne suis pas loin de l'entrée de la surface. Je n'ai pas grand-chose à faire, je décide de tirer. La balle est contrée et elle rentre, tant mieux.


Vous avez alors exprimé une grande joie, ce qui n'est pas votre habitude...


N.A. : C'est un match important ! Je sais que par rapport à mes coéquipiers, c'était une délivrance de marquer ce but à l'extérieur.


Comment décririez-vous votre position sur le terrain ?


N.A. : J'ai joué à droite, et j'ai joué par rapport à ce qui se passait sur le terrain. Thierry (Henry) et moi, on a senti qu'il fallait décrocher pour toucher des ballons. C'était difficile en première mi-temps pour moi de rester en pointe, c'est-à-dire sur le côté à droite. Donc j'étais obligé de revenir vers l'axe, de dézoner pour toucher le ballon et faire des décalages, sinon je ne sers à rien. C'est un minimum d'intelligence sur le terrain: que j'aille à côté de Lassana (Diarra) ou même Titi (Henry), c'est pour essayer de débloquer la situation, parce qu'on n'a pas eu beaucoup d'occasions.


Cela venait de consignes du sélectionneur ?


N.A. : Non, c'est moi. On est sur le terrain, on sait ce qu'on a à faire. Je fais en fonction de ce qui se passe sur le terrain.


Pourquoi les Bleus ont-ils été meilleurs en seconde période ?


N.A. : On ne savait pas très bien comment gérer au début. Ils nous ont pressés, donc on avait des difficultés à développer notre jeu. Mais même si on a mal joué, on n'a pas pris de but. On savait tous qu'on ne faisait pas un match extraordinaire, on s'est parlé à la mi-temps: il fallait qu'on n'ait pas peur de jouer. Le coach nous a dit de nous relâcher et de jouer.


Etiez-vous énervés à la mi-temps ?


N.A. : Non, même si on n'a pas fait une très bonne première mi-temps, on n'a pas pris de but, et il restait 45 minutes pour faire la différence, et on l'a faite.


A quoi vous attendez-vous mercredi ?


N.A. : Ce sera un match spécial aussi, parce qu'on ne sait pas trop ce qu'on doit faire... si on doit attaquer ou gérer le score... Mais je pense qu'on va jouer pour la gagne, comme ça on ne se mettra pas en danger.


C'est tout de même bien engagé pour vous...


N.A. : Même s'il n'y a pas un grand pourcentage favorable pour l'Irlande, il y a des scénarios qui peuvent changer en moins de cinq minutes. Tout peut arriver dans le football. Il ne faut pas s'enflammer, on sera content quand on sera qualifié pour la Coupe du monde.


Après avoir raté trois Coupes du monde, celle-ci vous tient particulièrement à coeur ?


N.A. : J'ai envie de la faire comme tout le monde. Ce n'est pas parce que j'en ai loupé que je me défonce plus que les autres. Même si j'en avais déjà fait une, je me défoncerais de la même façon. Les Coupes du monde manquées, ça fait partie de la vie d'un footballeur. J'ai su passer à autre chose et rebondir en club. Si j'avais pensé à tout ce que j'ai loupé, je ne serais pas là.


La Coupe du monde, est-ce un rêve pour vous ?


N.A. : Non. C'est un grand tournoi. C'est toujours bien d'en jouer une, mais ça reste un tournoi.




Vous êtes désormais considéré comme un cadre de l'équipe...


N.A. : Je n'essaie pas d'être un cadre, je suis moi, comme d'hab', mais par mon expérience et mon nombre d'années en équipe de France, j'accepte. Les joueurs savent qu'ils peuvent avoir confiance en moi et me parler.




C'est agréable d'être consulté, notamment par les jeunes ?


N.A. : Ils ne me consultent pas, ils parlent avec moi. Je ne suis pas de la même génération mais j'ai la même mentalité qu'eux.