Atmosphère, atmosphère...

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Atmosphère, atmosphère...
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial|Ecrit pour TF1|2010-06-18T23:00:02.000Z, mis à jour 2010-06-18T23:00:02.000Z

Au lendemain de la défaite face au Mexique, les joueurs de l'équipe de France se sont entraînés au Field of Dreams de Knysna dans une atmosphère particulière. Dans l'air, pas de vent de révolte mais la sensation que la fin est proche. Ambiance.

Sur le bord du terrain, une invitée de marque, Roselyne Bachelot. La ministre de la Santé et des Sports prend des photos alors que les Bleus effectuent l'habituel décrassage d'après-match. Ces clichés seront sans doute les seuls qu'elle prendra de l'équipe de France durant son périple sud-africain. On serait très étonné de revoir la ministre d'ici la fin de la Coupe du monde, les Bleus étant promis à un retour à la maison après le match de mardi face à l'Afrique du Sud. Même si elle assure que les joueurs vont se battre jusqu'au bout qu'il est encore prématuré de régler les comptes ou de chercher d'éventuels responsables, il règne comme une atmosphère de fin de règne, si tant est que celui-ci ait commencé un jour.


Réunis sur les coups de 17 heures sur la pelouse du Field of Dreams, les vingt Bleus présents (Ribéry, Malouda et Evra sont restés aux soins) ont effectué un décrassage typique. Seul à part, Stéphane Ruffier, qui doit bien se demander ce qu'il fait là sinon de revêtir durant quelques jours l'équipement des Bleus, travaille dans le but, avec Bruno Martini. Pendant ce temps, les titulaires et les remplaçants font des tours de terrain, touchent le ballon et s'adonnent à quelques exercices d'après-match. Tout cela dans un silence de cathédrale. Impression renforcée par le cadre particulier de ce terrain d'altitude, bordé par les arbres et à peine illuminé par un soleil couchant.


Sur les bords de la pelouse, des journalistes, un peu moins que d'habitude, l'attaché de presse des Bleus, qui n'a pas toutes les informations sur les joueurs présents et les absents... Surtout, pour la première fois depuis le début de la compétition, on ressent du relâchement au niveau de la sécurité. Il reste des policiers, certes, mais ceux-ci se font plus discrets et paraissent bien moins nombreux. Du coup, l'approche du terrain, si elle reste interdite, est plus facile et les caméras s'enfoncent dans la cuvette un peu plus qu'à l'accoutumé, filmant durant plus de vingt minutes un entraînement censé fermer ses portes au bout d'un quart d'heure. Comme si les Bleus, qui n'ont rien montré jusque-là, n'avaient finalement plus rien à cacher.