Blanc : "Un match capital"

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Blanc : 'Un match capital'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-30T08:04:04.000Z, mis à jour 2009-09-30T08:04:04.000Z

Si Bordeaux veut espérer sortir de sa poule, le champion de France doit battre le club le plus faible de son groupe, mercredi : le Maccabi Haïfa. Les Israéliens ne sont pas les plus connus, mais ils ne seront pas pris à la légère par Laurent Blanc, fort d'une expérience plus importante en C1.

LAURENT BLANC, la difficulté est-elle dans la part d'inconnu que représente Haïfa par rapport au Bayern ou à la Juventus ?


L.B. : Je ne sais pas si bien connaître l'adversaire est une bonne chose pour les joueurs. Le Bayern et la Juve, le staff connaît bien: les joueurs, le système de jeu, la philosophie... Sans manquer de respect au Maccabi, on le connaît un peu moins car il y a beaucoup de joueurs locaux. Cela mérite un peu plus d'attention dans la présentation de l'équipe et l'option tactique. C'est un match capital, mais pas LE match capital. Sachant que le Bayern et la Juve sont les favoris, si le Maccabi espère prendre des points, il doit se dire que c'est peut-être contre Bordeaux. Dans la conception du groupe A, Bordeaux-Haïfa fait la même figure que Bordeaux-Cluj de l'année dernière. Mais on a vu l'année dernière que Bordeaux a lutté jusqu'au bout.


A quel genre d'opposition vous attendez-vous mercredi ?


L.B. : D'après ce que j'ai vu, c'est un jeu plus technique que physique. C'est petit, c'est vif, il y a des bons mouvements de football. Ca a un peu moins d'impact physique car eux-mêmes ne sont pas très impressionnants. Il va falloir maîtriser tout cela, proposer ce que l'on sait faire de mieux et essayer d'appuyer là où cela fait mal, dans leurs domaines faibles.


Dans l'approche de ce type de rencontres, qu'est ce qui a changé par rapport à l'année dernière ?


L.B. : Je vais vous dire une boutade: ce qui a changé, c'est que l'on a pris un an de plus. C'est important, l'équipe a un peu plus d'expérience. Je vais prendre un exemple: l'année dernière, on a attaqué la Ligue des champions avec un espoir qui s'appelait Yoann Gourcuff, personne ne savait ce qu'il allait donner. Cette année, on attaque avec un numéro 10 titulaire en équipe de France, un joueur confirmé. Et ça, je peux le transposer à pratiquement chaque joueur. Même le staff a pris de l'expérience.


Vous avez appris la saison dernière ?


L.B. : On essaie de ne pas faire les mêmes erreurs. Contre Chelsea (0-4) au premier match, on a nous aussi été fautif. On a fait une vidéo en disant "sincèrement Chelsea, c'est très fort" et après la vidéo que l'on a montrée, Chelsea était encore plus fort. Ca, ce n'est plus la peine de le faire. Il ne faut pas banaliser les matches mais ne pas rendre l'adversaire plus fort qu'il ne l'est en réalité. C'est ça, un an de plus.