Cent jours, des questions

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Henry veut rejouer
Par Eurosport.fr|Ecrit pour TF1|2010-03-01T18:24:00.000Z, mis à jour 2010-03-01T18:24:00.000Z

A cent jours du Mondial, le stage précédant l'amical contre l'Espagne est l'occasion de prendre le pouls de l'équipe de France, confrontée à plusieurs questions sensibles : la succession de Domenech, le faible temps de jeu de Henry et les dernières places à prendre pour la liste des 23.

. LE CAS DOMENECH


La nomination du successeur du sélectionneur, prévue avant le coup d'envoi de la Coupe du monde (fin avril ou début mai), aura-t-elle des incidences sur la vie interne du groupe ? Après Gallas et Malouda, Domenech a lui-même relancé le débat dimanche, estimant qu'un tel calendrier, décidé par le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, pouvait "perturber", "amener des failles" et être "préjudiciable" aux Bleus.


Lundi, c'est Boumsong, avec un langage bien plus diplomatique, qui a exprimé ses craintes. Le défenseur, qui avait connu un cas similaire à l'Euro 2004 (Jacques Santini avait annoncé son départ à Tottenham avant le début du tournoi), est bien placé pour connaître le danger qui guette. "Si les joueurs ne sont pas professionnels, cela peut être l'enfer mais les joueurs le sont suffisamment et ils savent que ce serait dommage de polluer l'ambiance avec des réflexions inappropriées", a déclaré le Lyonnais. "En 2004, c'était particulier mais peut-être que certains en ont profité pour exprimer leurs états d'âme."


. LA QUESTION HENRY


Le capitaine des Bleus est confiné au banc de touche depuis le début de l'année au FC Barcelone alors que Domenech a toujours estimé qu'il fallait jouer régulièrement en club pour être sélectionnable. Le patron de l'équipe de France peut cependant difficilement se passer des services du meilleur buteur de l'histoire des Tricolores (51 buts en 117 sélections) et s'apprête, sans le dire ouvertement, à faire une exception pour celui qui s'est imposé ces derniers mois comme le vrai leader. "Un joueur qui ne joue pas pendant trois ou quatre mois, c'est problématique, mais un joueur qui manque deux-trois matches pour une question de gestion d'effectif, ce n'est pas du tout la même chose", a-t-il affirmé dimanche.


Boumsong fait lui aussi confiance au vécu de Thierry Henry. "Il reste encore deux mois de compétition, a-t-il expliqué. Si dans les deux prochains mois il fait un match par mois, il sera forcément à court de compétition et il faudra qu'il travaille un peu plus à l'entraînement pour garder un certain rythme. Mais il a une certaine expérience." Pour Rami, difficile également de déboulonner la statue du commandeur malgré son temps de jeu famélique. "Rien que des entraînements avec le Barça, c'est une expérience folle, a estimé le défenseur lillois. Et puis ça reste Thierry Henry, tant qu'il peut jouer, il peut nous apporter beaucoup."


. DES PLACES A PRENDRE DANS LES 23 ?


Les blessures en cascade qui touchent actuellement l'équipe de France donnent forcément des idées aux nouveaux venus ou aux revenants. En défense, point faible des Bleus depuis le fiasco de l'Euro 2008, les cartes peuvent ainsi être rebattues en cas de bonne prestation face aux champions d'Europe espagnols. Avec un oeil particulier sur la charnière centrale, orpheline de Gallas et d'Abidal (blessés) et à la recherche de stabilité. Dans ces conditions, Boumsong, présent dans toutes listes depuis la Coupe des Confédérations en 2003 et de retour en forme avec Lyon, a une opportunité inespérée d'accrocher in extremis le wagon bleu pur le Mondial. "C'est bien d'y être maintenant, mais il peut se passer plein de choses encore", a indiqué le Lyonnais, très prudent.


Cissé a en revanche clairement exprimé ses ambitions même si les places seront bien plus difficiles à prendre en attaque. "Si moi je n'y crois pas, qui va le faire ?", a-t-il expliqué. "Le sélectionneur fera ses choix. Mais je ferai tout pour être là."