Guardiola reste d'attaque

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Guardiola
Par EUROSPORT - VINCENT BREGEVIN|Ecrit pour TF1|2009-05-05T07:37:00.000Z, mis à jour 2009-05-05T07:37:00.000Z

Malgré le match nul concédé face à Chelsea (0-0) mardi, Josep Guardiola ne désespère pas de voir Barcelone se qualifier pour la finale de la Ligue des Champions...

Guardiola


Malgré le match nul concédé face à Chelsea (0-0) mardi, Josep Guardiola ne désespère pas de voir Barcelone se qualifier pour la finale de la Ligue des Champions. L'entraineur du Barça sera confronté à un contexte défavorable à Londres. Mais il ne changera rien à sa ligne de conduite.



Le scénario est un brin cruel. Barcelone et son jeu si flamboyant s'est cassé les dents sur la défense de fer de Chelsea. Au Nou Camp, les Blues ont trouvé la solution pour contrer le Barça: une défense intraitable, une agressivité de tous les instants dans les duels - permise aussi par les faveurs d'un arbitrage laxiste - et une intensité physique sans relâche de la première à la dernière minute.


L'opposition de style attendue a tenu toutes ses promesses, à défaut d'offrir un spectacle à la hauteur du talent des 22 acteurs présents sur le terrain. L'art de défendre a pris le pas sur celui d'attaquer, au grand dam de la formation de Josep Guardiola. Mais l'entraineur du Barça n'a pas dit son dernier mot.


Certes, son équipe n'a pas réussi à s'imposer au Nou Camp. Dans le jeu comme au tableau d'affichage. Mais elle n'a pas concédé ce but qui lui aurait fait tant de mal. Surtout, elle a su rester fidèle à elle-même, attaquant sans relâche pour tenter de trouver la faille dans la défense des Blues.

Sans succès, mais avec une conviction qui n'a pas laissé Guardiola insensible. Le technicien catalan a préféré souligner cet état d'esprit, plutôt que de se plaindre du traitement infligé à ses joueurs par les défenseurs de Chelsea.


"Le résultat est ce qu'il est. Chelsea a joué très défensivement, très physique. Ce n'est jamais facile de gagner face à une équipe qui ne joue pas. Mais je suis fier de mes joueurs. Et vous pouvez être surs que nous irons à Londres dans le même état d'esprit offensif", a-t-il lancé. A Stamford Bridge, son équipe devra résister à un autre type de pression imposé par Chelsea. Mais elle bénéficiera aussi d'espaces plus importants pour faire parler son potentiel offensif.


"Cela nous rendra plus fort"


Malheureusement pour Guardiola, le match retour ne se résumera pas seulement à ça. Car Barcelone n'ira pas en Angleterre dans les meilleures conditions. Avant cette rencontre capitale, le Barça en aura une autre à disputer samedi à Bernabeu face au Real Madrid, son dauphin au classement. Pas idéal à quatre jours du déplacement à Londres. Où son secteur défensif sera décimé après la blessure de Rafael Marquez, touché au ménisque et indisponible jusqu'à la fin de la saison, et la suspension de Carles Puyol, averti face aux Blues.


L'entraineur des Blaugrana va devoir miser sur une charnière centrale expérimentale et inexpérimentée. En demi-finale de la Ligue des Champions, c'est souvent rédhibitoire.

"Ce sont deux joueurs très importants, mais cela ne constituera pas une excuse si nous n'allons pas en finale. Nous devons trouver une solution. La blessure de Rafa est la plus mauvaise nouvelle de ce match, définitivement. Mais cela nous rendra plus fort", a martelé le coach du Barça.


Mal récompensé de ses intentions au Nou Camp, Barcelone doit maintenant faire face à un contexte défavorable pour tenter d'accéder à la finale de la Ligue des Champions. Guardiola ne désespère pas de voir le sort tourner en sa faveur. Mais, si cela doit arriver, ce sera en respectant sa ligne de conduite. "Tant que je serai l'entraîneur de cette équipe, elle disputera chacun de ses matches avec la volonté d'attaquer, sans relâche. Je ne sais pas ce que nous allons remporter cette saison, ni si nous allons gagner quelque chose. Mais ce que je peux vous assurer, c'est que nous partirons en vacances sans n'avoir rien à nous reprocher. Et sans que les gens puissent nous reprocher quoi que ce soit", a conclu le technicien catalan.


Les forces du Barça sont en attaque. Et Guardiola misera dessus pour transformer le scénario cruel du Nou Camp en happy end à Stamford Bridge.