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Bruno Madinier dans la peau de Vidocq

14 avril 2010 - 16h26 | par Aurélie Binoist

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VidocqPanache à la Française : Bruno Madinier dans la peau de l'ex-forçat reconverti en policier, Vidocq. Rendez-vous lundi 3 mai à 20h45

 

Avant de commencer le tournage de la deuxième saison de Mes amis, mes amours, mes emmerdes, Bruno Madinier s'est glissé dans la peau de Vidocq pour une nouvelle série. Un rôle exaltant et passionnant, que l'acteur doit à sa rencontre avec le scénariste Hervé Korian...


Comment avez-vous entendu parler de ce projet ?
Il y a deux ans, j'ai rencontré Hervé Korian au Festival de Luchon. Nous avons beaucoup discuté et j'ai appris qu'il était un grand fan de Dolmen (série diffusée en 2005, ndlr). Par la suite, nous avons commencé à entretenir des relations amicales et professionnelles assez assidues. Il s'intéressait depuis longtemps au personnage de Vidocq et avait déjà écrit une ébauche de scénario. Lorsque le projet s'est précisé, il m'en a immédiatement parlé et a adapté le personnage pour qu'il me corresponde. Hervé Korian est un auteur de talent que j'admire énormément et notre collaboration a été très enrichissante. Il m'a apporté ce très beau projet sur un plateau d'argent ! Je suis flatté de sa confiance ; ce rôle est magnifique.

Pour quelles raisons ?
Vidocq est un homme d'action très audacieux et il a du panache. D'ailleurs, rien ne lui résiste. Mais il a également un grand sens de la répartie et se révèle très romantique. Il représente pour moi l'image même du héros à la française, dans la droite lignée de Cyrano de Bergerac. En plus, son parcours est extraordinaire ! Ancien bagnard, il a profondément révolutionné les pratiques de la police grâce à des méthodes iconoclastes, recrutant d'anciens forçats pour constituer sa Sûreté. Il a ainsi pu créer des méthodes d'infiltration nouvelles, obtenant de meilleurs résultats que la police traditionnelle de l'époque. Au début, j'ai mis un peu de temps à «trouver» le personnage, mais il m'a ensuite transmis une énergie incroyable, celle d'un chef de bande. Je comprends qu'il ait inspiré de son vivant un certain nombre d'auteurs, comme Hugo et Balzac.


Que saviez-vous de lui avant de commencer le tournage ?

J'avais en tête l'image confuse d'un forçat policier, souvenirs en partie liés aux séries des années 60 avec Bernard Noël et Claude Brasseur que je regardais enfant. Avant le tournage, j'ai lu différents ouvrages sur Vidocq. J'ai commencé par ses propres Mémoires, dans lesquels il enjolive un peu la réalité. J'ai continué avec plusieurs biographies, certaines à sa gloire, d'autres plus polémiques. Connaître ces différentes versions était très intéressant car je voulais emmagasiner un maximum d'informations... afin de me laisser ensuite la liberté de m'en éloigner pour créer un personnage de fiction. Car, tout en conservant un fond historique véridique, nous voulions créer une fiction qui ne se prenne pas au sérieux. Vidocq est une série d'un genre particulier, un divertissement ludique, qui mêle aventure, humour, épopée et romance...

Vous êtes-vous replongé dans certaines adaptations passées ?
Non. Nous voulions réaliser une fiction totalement différente de ce qui avait été fait auparavant. J'avais peur d'être influencé en revoyant certaines images. En revanche, ces précédentes versions ont apporté une petite pression supplémentaire pendant cette aventure.

Avez-vous cherché à ressembler physiquement à Vidocq ?

Pas vraiment. Pour l'apparence, mon principal modèle a été Corto Maltese, même s'il n'appartient pas vraiment à la même époque. Avec Alain Choquart, le réalisateur, nous voulions un personnage constamment en mouvement. Pour illustrer cette volonté, j'ai cherché à avoir un physique un peu anguleux. Avant le début du tournage, j'ai donc perdu 8 kg. Je me suis également laissé pousser des favoris, très à la mode à l'époque, que j'ai coupés en pointe, comme un corsaire, de manière à évoquer un aventurier. Concernant l'attitude générale, je me suis un peu inspiré d'Olivier de Kersauson pour sa gouaille, sa voix et sa décontraction.

Les costumes ont-ils influencé votre jeu ?
Sans réellement influencer le jeu, les costumes représentent un facteur important, même dans les films contemporains. Comme beaucoup d'acteurs, j'entre réellement dans la peau d'un personnage lorsque je commence à choisir les vêtements avec la costumière. En l'occurrence, toujours dans l'idée d'évoquer un homme d'action et d'extérieur, j'ai privilégié des vêtements aux lignes pures et simples, qui laissent une grande liberté de mouvements. J'ai desserré les nœuds de cravates, retiré les superpositions de vestes sous le manteau.... Vidocq devait ressembler à un homme d'action un peu romantique et pas à un bourgeois enrubanné ! Tout cela s'est affiné au fil du tournage, en concertation avec le réalisateur et la production.

Avez-vous suivi un entraînement particulier pour ce rôle physique ?

Je ne savais absolument pas monter à cheval, j'ai donc appris. Avec Gérald Laroche, qui interprète Le Corse, nous nous sommes également beaucoup entraînés pour réaliser nous-mêmes les cascades et les scènes de combat. Je n'ai jamais eu recours à une doublure.

Quelle était l'ambiance sur le plateau ?
Parmi tous mes tournages, celui-ci a reste l'un des plus marquants car il a vraiment généré l'enthousiasme de tous, des comédiens aux techniciens. En arrivant, je ne connaissais que Frédéric van den Driessche, élève au conservatoire avec moi, et Julie Debazac, mais j'ai appris à découvrir les autres acteurs au fur et à mesure avec beaucoup de plaisir. Alain Choquart a su apporter un souffle épique, parfaitement adapté à la série. Quant à François Aramburu et Pascal Fontanille, chez Merlin productions, ils ont été très attentifs tout au long du tournage. Nous avons tous formé une belle équipe. J'espère vraiment que la série va plaire aux téléspectateurs car j'ai déjà hâte de tourner la suite. Je risque de très mal dormir la veille de la diffusion


 


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