19h30 Médias : jusqu’à quand Kiev pourra-t-elle tenir ?

L’armée russe a pris ce jeudi le contrôle de Kherson. Avec ses 300 000 habitants, elle est désormais la plus grande ville sous contrôle russe en Ukraine. Kiev, la capitale, continue de résister, mais pour combien de temps encore ? Le long convoi militaire russe en route pour Kiev n’est pas encore entré dans la ville, mais reste positionné à ses portes. Alors que l’Ukraine craint un assaut sur sa capitale, les condamnations internationales contre la Russie continuent de pleuvoir, sans trop d’effets. Les dirigeants du monde entier durcissent le ton contre Vladimir Poutine, certains n’hésitant plus à le qualifier de « dictateur » à l’instar de Boris Johnson, mais à Moscou, c’est à peine si on sourcille. Ce jeudi, Emmanuel Macron s’est entretenu pendant plus d’une heure et demie avec Vladimir Poutine. En fin de journée, Vladimir Poutine s’est à son tour exprimé dans un discours encore lunaire. À l’ONU, 141 pays ont voté une résolution sommant la Russie de « retirer immédiatement, complètement et sans condition toutes ses forces militaires » d’Ukraine. 35 États se sont abstenus, 5 ont voté contre : la Russie, la Biélorussie, la Corée du nord, l’Erythrée et la Syrie. À la tribune l’ambassadeur d’Ukraine a comparé Vladimir Poutine à Hitler. Depuis plusieurs jours, on voit partout sur les réseaux sociaux des photos et des vidéos de soldats russes fait prisonniers par l’Ukraine pour montrer toute la force de résistance du pays. Pourtant, parce que même la guerre a ses règles, il est interdit par la Convention de Genève de 1949 d’exposer et d’humilier des prisonniers de guerre. De nombreux médias s’interrogent sur l’utilisation par l’armée russe d’armes aussi interdites que terrifiantes contre la population ukrainienne. Parmi ces armes, le TOS-1, un arme thermo-barique surnommée « le père de toutes les bombes ». Chaque allocution présidentielle est traditionnellement suivie d’un débrief et d’une salve plus ou moins grande de critiques. Pourtant, mercredi soir, après la prise de parole d’Emmanuel Macron sur l’Ukraine, rien. C’était l’union nationale sur toutes les chaînes d’info. À l’exception de CNEWS. Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à annoncer sa candidature, les candidats à l’élection présidentielle essaient tant bien que mal de mener leur campagne. Marine Le Pen et Éric Zemmour, tous deux en prime sur BFMTV et CNEWS cette semaine, ont saisi l’occasion pour lâcher celui qu’ils admiraient tant il y a encore quelques jours : Vladimir Poutine.

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