19h30 Médias : la BBC dans la tourmente pour son traitement médiatique du Hamas

Dans la nuit du 13 octobre, les bureaux de la BBC ont été recouverts de peinture rouge à la suite d’une manifestation pour protester contre le refus de la chaîne britannique de qualifier le Hamas d’organisation terroriste. Pointée du doigt pour la façon dont celle-ci traite les évènements relatifs aux attaques du Hamas en Israël, la BBC emploie régulièrement le terme de "militants" pour désigner les terroristes. Une ligne éditoriale vivement critiquée, mais pleinement assumée et justifiée par les "principes fondateurs" de neutralité de la BBC, a affirmé John Simpson, rédacteur en chef du service international et journaliste aguerri des zones de conflit. L’affaire reste toutefois énorme en Grande-Bretagne, car le ministre de la Défense britannique a dû réagir « Il ne s’agit pas seulement de militants ou d’hommes armés, comme je le vois à certains endroits. Il s’agit d’un terrorisme pur et simple de la part du Hamas ». Donald Trump est une nouvelle fois sous le feu des critiques. La raison ? Son avis sur le conflit israélo-palestinien. Si nous avons beaucoup entendu cette semaine le président américain Joe Biden sur le sujet, qu’en pense son prédécesseur Donald Trump ? Et bien c’est gratiné, comme toujours avec le milliardaire, puisqu’il a qualifié le Hezbollah libanais de « très intelligent ». Il a affirmé que l'offensive du Hamas n'aurait pas eu lieu s'il était resté à la Maison-Blanche. Le Hezbollah, qui, on le rappelle, est un allié du Hamas et a revendiqué plusieurs tirs sur des positions israéliennes depuis le début de la guerre. Lors de ce même meeting, Donald Trump a aussi vivement critiqué le Premier ministre Benyamin Netanyahou pour ne pas lui être venu en aide dans l’élimination du général iranien Qassem Soleimani. Ces déclarations ont provoqué une pluie de réactions dans les médias américains et ses adversaires aux primaires des Républicains ne l’ont pas loupé. Ça ne va pas fort pour l’élu à la Chambre des représentants américaine. Depuis ce mardi 17 octobre, George Santos est désormais visé par un nouvel acte d’accusation fédéral de 23 chefs d’inculpation. Une accusation qu’il a appris en direct par une horde de journalistes. Accusé de conspiration en vue de commettre des délits contre les États-Unis, de fraude électronique, de fausses déclarations à la Commission électorale fédérale (FEC), de falsification de documents soumis pour faire obstruction à la FEC, d’usurpation d’identité aggravée, de blanchiment d’argent, de vol de fonds publics et de fausses déclarations à la Chambre des représentants des États-Unis, autant de chefs d’accusation qui ont été retenus dans l’acte d’accusation initial. Son procès se tiendra dans une semaine. Au Mexique, la nouvelle n’a pas étonné, mais, à l’étranger, elle pourrait sembler incongrue. Le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, est en deuxième position des présidents les plus populaires du monde avec 66% d’approbation. Ainsi, la conférence de presse quotidienne d’Andrés Manuel López Obrador (centre gauche), dit « AMLO », a été le programme en streaming de langue espagnole le plus suivi au mois d’août partout dans le monde. Telle est la conclusion de Streams Charts, l’entreprise qui mesure la popularité des "lives du monde entier", ces émissions en direct sur les principales plates-formes (YouTube, Twitch, Kick, Trovo, Nimo TV…). Sur l’année, « AMLO » intègre même le classement des dix créateurs de contenus les plus vus en langue espagnole. Ultime prouesse : il est la seule personnalité politique ! Les autres noms de la liste sont tous des gameurs, qui retransmettent en direct des parties de jeux vidéo.
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