19h30 Médias : Marine Le Pen vs Emmanuel Macron, débat par média interposé

J-11 avant le résultat final de l’élection présidentielle et la campagne de l’entre-deux tours bat son plein. Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont tous les deux sur le pont, avec deux stratégies bien différentes. La première a choisi de multiplier les conférences de presse et les petits déplacements, tandis que le président sortant enchaîne les visites « au contact », quitte à faire face à des échanges parfois très tendus. En déplacement à Châtenois, en Alsace, Emmanuel Macron a été pris à partie par un citoyen. En multipliant les conférences de presse, Marine Le Pen espérait peut-être éviter des confrontations houleuses avec les citoyens, comme ça a pu être le cas pour Emmanuel Macron. Mais même dans une salle fermée et avec des journalistes triés sur le volet, impossible d’être tout à fait à l’abri. Marine Le Pen l’aura constaté en début de semaine, lorsqu’une conseillère municipale de Boulogne-Billancourt (92) et membre du collectif IBIZA a interrompu sa conférence de presse pour dénoncer la proximité de la candidate avec Vladimir Poutine. Mardi, Marine Le Pen a détaillé son modèle politique pour les cinq ans à venir en cas de victoire au second tour le 24 avril prochain. Un projet notamment articulé autour des referendums : la candidate du Front national veut pouvoir proposer au vote des Français toute une série de mesures allant du rétablissement de la peine de mort au contrôle de l’immigration. Même quand cela n’est pas, techniquement, faisable. En Ukraine, Volodymyr Zelensky a annoncé la capture de Viktor Medvechuk. Député et homme d’affaires, cet Ukrainien est aussi pro-russe, très proche de Vladimir Poutine – qui est même le parrain de sa fille. Après sa capture, Viktor Medvechuk a été inculpé pour « haute trahison » et « tentative de pillage des ressources naturelles en Crimée ». Pour la première fois, le président américain Joe Biden a qualifié l’entreprise militaire russe en Ukraine de « génocide ». En France, Emmanuel Macron se refuse à utiliser le terme de « génocide » pour ne pas anéantir la liaison diplomatique avec la Russie, ce qui lui vaut désormais de nombreuses critiques en Ukraine. « Macroner » : se dit de quelqu’un qui fait semblant d’aider. Marine Le Pen choisit les journalistes pour ses meetings et ses conférences de presse. L’information n’est pas nouvelle. En temps normal, elle pourrait même être anecdotique sinon classique. Dans le cadre d’un second tour, cette sélection pose davantage question. Lors d’une conférence de presse mardi, la candidate du Rassemblement national a assumé face caméra et avec le sourire être celle qui « décide » qui est journaliste et qui ne l’est pas, qui peut assister à sa campagne et qui ne peut pas. Une position qui tranche avec le calme, la rondeur et l’apaisement joué ces derniers mois par Marine Le Pen. Une position qui fait craquer le vernis de la « dédiabolisation » et qui inquiète les cadres de son parti.

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