19h30 Médias : Marioupol perd ses deux derniers journalistes et témoins, traqués par l’armée russe

Il n’y a désormais plus de journalistes à Marioupol. La ville martyre de l’Ukraine, presque entièrement détruite par les frappes russes, se retrouve seul, sans relai et sans témoin des actions de la Russie. Deux journalistes ukrainiens de l’agence AP ont été forcés de quitter la ville, traqués par les soldats russes. Privée de journalistes, Marioupol est désormais coupée du monde, ce qui laisse tout loisir à la propagande russe de lui inventer une vie paisible. Combien de soldats russes ont perdu la vie depuis le début de l’offensive sur l’Ukraine ? Le Kremlin rechigne à communiquer les chiffres des victimes. Dans le dernier bilan officiel en date, il annonçait 498 soldats mots au front. Les renseignements américains, eux, estiment à 7000 le nombre de soldats tués. Lundi soir, dans un article, un journal russe appartenant à un oligarque proche du Kremlin faisait quant à lui état de 10 000 soldats tués. Quelques minutes plus tard pourtant, la mention du nombre des victimes avait disparue. Depuis le début de la guerre en Ukraine, on recense de nombreux actes antirusses dans le monde, notamment aux États-Unis. Un créneau que la propagande russe a décidé d’exploiter pour faire pleurer dans les chaumières. Sur la télévision russe, une députée est allée jusqu’à présenter la « russophobie » comme le « nouvel holocauste ». Fini les messages de protestation contre le vaccin et les mesures sanitaires, depuis le début de la guerre en Ukraine, les groupes antivax les plus virulents ont une autre cible : l’Ukraine. Les antivax d’hier sont devenus les pro-Poutine d’aujourd’hui. En creux, toujours les mêmes mécaniques : s’opposer au discours médiatique dominant. À moins de trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle démarre la période dite de la « cristallisation », pendant laquelle les Français vont arrêter leur choix. Pour tenter de convaincre les derniers indécis, les candidats mettent le paquet, mais les sondages ne suivent pas toujours. Valérie Pécresse et Éric Zemmour dégringolent, tout comme Emmanuel Macron, pourtant en hausse depuis le début de l’invasion russe en Ukraine. Un facteur pourrait faire basculer le vote : l’abstention. Alors qu’il dégringole dans les sondages, passant sous la barre des 10% d’intentions de vote, Éric Zemmour a décidé de durcir son discours. Sur M6 dimanche soir, le polémiste a longuement évoqué le concept de « remigration » qui découle de la théorie dite du « grand remplacement ». Une position jugée trop radicale, même par les plus à droite de l’extrême droite.
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