19h30 Médias : Sheynnis Palacios, la Miss Univers symbole de l’opposition contre le gouvernement du Nicaragua

Après son titre de Miss Univers, Sheynnis Palacios semble être devenue malgré elle le symbole de l’opposition à la dictature imposée dans le Nicaragua, son pays, par Daniel Ortega. La mannequin de 23 ans a fait jubiler le petit pays d’à peine 7 millions d’habitants après son sacre historique. Des rassemblements avec des drapeaux fièrement brandis ont lieu un peu partout dans le pays. Pourtant les célébrations et manifestations sont interdites au sein de cette dictature. Quelques années plus tôt, en 2018, des manifestations éclatent contre le régime en place et 320 civils sont tués. Une photo de la nouvelle plus belle femme du monde pris lors de cette manifestation a ressurgi. Après sa victoire, elle n’a pourtant pas prononcé de mots politiques, mais fait donc figure d’opposition au régime de Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo, véritable tête pensante. La femme politique évoque un « coup d’Etat destructeur ». Pendant ce temps-là, des présentateurs locaux sont pointés du doigt après s’être moqués de la nouvelle Miss Univers. Alors que nous sommes désormais à moins d’un an de l’élection présidentielle américaine, le duel entre Joe Biden et Donald Trump se précise. Il y a quelques jours, l’actuel président des Etats-Unis s’est laissé aller à une confidence particulièrement étonnante hors-caméra envers ses donateurs du Massachusetts : « Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais. Mais nous ne pouvons pas le laisser gagner ». Sur Fox News, Donald Trump a lui suivi sa ligne de conduite habituelle en évoquant une nouvelle fois la « mauvaise forme physique » de son adversaire. L’ancien locataire de la Maison Blanche est toujours persuadé que les dernières élections ont été truquées. Le milliardaire américain continue de monter dans les sondages, et semble tellement confiant qu’il ne se déplace plus aux débats organisés pour la primaire des Républicains. Nikki Haley, sa principale concurrente dans son parti, n’a pas manqué de le viser indirectement à travers son spot de campagne. Donald Trump doit témoigner sous serment la semaine prochaine. Le Venezuela continue de lorgner sur le Guyana, petit Etat voisin. Comme on vous l’expliquait la semaine dernière, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a convoqué un référendum dans le but d’annexer les deux tiers du Guyana, nouvel eldorado mondial du pétrole, et qui fait lui partie du Commonwealth. Et les résultats sont sans appel, 95% de « oui ». Dans la foulée, l’homme politique a procédé à la publication d’une nouvelle carte du pays avec la région de l’Essequibo, ajoutée. De l’autre côté de la frontière, on ne l’entend pas de cette oreille, et les Etats-Unis sont montés au créneau pour défendre le Guyana. Ils ont notamment annoncé des exercices militaires aériens au-dessus du pays. Le président brésilien, Lula, a lui envoyé 2000 hommes à la frontière avec le Guyana. Nicolas Maduro tente déjà d’annexer ses hydrocarbures. Il a notamment lancé une deadline ce mercredi lors d’un discours à Caracas, la capitale du pays. Cette semaine, en Inde, les électeurs étaient appelés aux urnes dans le cadre de ce qu’on pourrait qualifier de demi-finale en vue des futures élections 2024. Le Premier ministre actuel, Narendra Modi et son parti nationaliste, le BJP, l’ont emporté et notamment dans trois Etats essentiels du pays. Et ce, en réussissant, entre autres, à convaincre la jeunesse. Le chef d’Etat a déclaré que « les résultats de cette élection », étaient « un avertissement pour tous ceux qui sont contre le progrès, et le bien-être de la population. Sauf énorme surprise, Narendra Modi devrait donc à nouveau être réélu dans quelques mois.
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