A Paris, la police réclame la "présomption de légitime défense" après la mise en examen pour homicide volontaire d’un de leur collègue

Lundi 2 mai, les policiers manifestaient partout en France pour faire entendre leur colère après la fusillade qui a coûté la vie à deux personnes au soir du second tour de l’élection présidentielle. Il est presque minuit le dimanche 24 avril lorsque cinq fonctionnaires de police décident de contrôler un véhicule garé en contresens à proximité du Pont-Neuf à Paris. Le conducteur refuse d’obtempérer et démarre en trombe. Un fonctionnaire armé d’un fusil d’assaut ouvre le feu, tire une dizaine de fois et tue le conducteur et le passager du véhicule. Peu de temps après les faits, l’IGPN ouvre une enquête. Le policier auteur des tirs assure qu’il a agit en état de « légitime défense ». Les deux juges d’instruction en charge du dossier émettent des doutes. Le policier est mis en examen pour « homicide volontaire », sa riposte jugée « disproportionnée ». A Paris, à l’appel du syndicat Alliance Police, plusieurs dizaines de policiers s’étaient donné rendez-vous pour manifester. Ils réclament la mise en place d’une « présomption de légitime défense » automatique.

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