L’école de Marion Maréchal-Le Pen fait sa rentrée, sans statut et sans reconnaissance

Valentine Oberti s’est intéressée à l’ouverture de l’ISSEP, l’école made in Marion Maréchal-Le Pen, à Lyon. Et tout ne se passe pas franchement comme prévu. Marion Maréchal-Le Pen a quitté la vie politique… ou presque. La nièce de Marine Le Pen a décidé de former le futur de l’extrême-droite française, d’en faire "l’élite" de la politique. Pour ce faire, elle a ouvert une école à Lyon, l’ISSEP. Depuis deux semaines, l’école accueille ses premiers élèves, toujours pas très chauds pour discuter avec les journalistes. Si Marion Maréchal-Le Pen n’a de cesse de vanter son "établissement d’enseignement supérieur", il se trouve qu’elle n’a en fait jamais reçu l’autorisation de s’appeler comme ça. En effet, en France, le rectorat doit valider le dossier d’un établissement de formation avant qu’il ne soit officiellement reconnu. Or, dans le cadre de l’ISSEP, le rectorat n’a toujours pas eu de dossier complet. "L’école" n'en est donc, pour l’instant, pas une. Tout comme les diplômes proposés en fin de formation : malgré un tarif annuel de 5550€, ils ne sont reconnus par… personne. Mais tout ça, apparemment, les élèves de l’ISSEP s’en foutent. Et depuis deux semaines, ils ont pu assister aux conférences de l’écrivain de droite identitaire Laurent Obertone, le journaliste du Figaro Yvan Rioufol, celui de Causeur Gil Mihaely, mais aussi de François Bousquet, le patron de la librairie d’extrême-droite parisienne qui accueillait Eric Zemmour la semaine dernière.