Pour dénoncer les dérives du luxe, MISCHIEF sort un sac Vuitton... de la taille d'un grain de sable

Le collectif new-yorkais MISCHIEF a commercialisé il y a quelques mois les Big Red Boots devenues virales. Avant cela, ils avaient vendu des Nike Satan contenant une goutte de sang humain, juste après des Nike Jesus contenant de l’eau bénite. Ils sont également à l’origine des Birkinstock, des chaussures Birkenstock fabriquées avec des sacs Birkin de chez Hermès. MISCHIEF propose une nouveauté : un sac Louis Vuitton, le modèle On The Go, mais dans une version rétrécie à l’extrême. Le sac est plus petit qu’un grain de sable, il faut utiliser un microscope pour le distinguer. Le collectif n’est pas une marque, il s’inscrit dans une logique artistique voire politique et non industrielle. Concrètement, MISCHIEF dénonce le grand n’importe quoi de la mode en vendant n’importe quoi à des gens qui ne se rendent pas compte de ce qu’ils achètent. Les Nike Satan et Jesus dénonçaient la religion des sneakers et les adeptes de ces chaussures se sont arraché les modèles. Avec son micro-sac, MISCHIEF se moque d’une autre tendance : la miniaturisation des sacs à main de luxe, de plus en plus en petits et de plus en plus chers.

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