Le Moment de vérité : parfum de vengeance chez les gilets jaunes après l’incendie du Fouquet’s

Le restaurant chic le Fouquet’s situé sur les Champs-Elysées a été partiellement détruit par les flammes lors de l’Acte XVIII des gilets jaunes samedi 16 mars. Prisé des politiques et des plus fortunés, le restaurant était, pour ses pilleurs, un « symbole de la bourgeoisie ». Fallait-il brûler le Fouquet’s pour se faire entendre ? Samedi, lors d’un épisode tendu du mouvement des gilets jaunes à Paris, plusieurs kiosques ont été incendiés, une banque – et une partie de l’immeuble qui l’hébergeait – et le Fouquet’s. C’est de ce restaurant chic du VIIIe arrondissement de Paris dont il a surtout été question ces dernières heures. Prisé des personnalités politiques, théâtre de la fête de victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, cantine des plus fortunés, le Fouquet’s était, selon ses pilleurs, un « symbole de la bourgeoisie ». Sophie Dupont et Julien Sultan, journalistes pour Quotidien, ont suivi les manifestations à Paris samedi 16 mars. Ils étaient aux abords du restaurant Le Fouquet’s peu après son saccage. Ils ont interrogé les gilets jaunes présents sur place. Aucun ne condamne l’incendie du bâtiment et il flottait plutôt un sentiment de vengeance de la part de plusieurs d’entre eux. Salhia Brakhlia nous en parle.