Zoom - Violences policières : les caméras-piéton à la rescousse ?

Depuis 25 ans, la question des images dans le cadre des bavures policières fait débat. Faut-il ou ne faut-il pas filmer les forces de l’ordre ? En 1994, des émeutes éclatent à Amiens. Les habitants affirment que la police a provoqué ces violences en intervenant sans raison quelques heures plus tôt. A l’époque, la police conteste fermement cette version, soutenue par le Préfet. Pourtant, le lendemain, des images viennent mettre à terre la version officielle : les CRS sont renvoyés. En 2000, à Ris Orangis, un jeune homme filme l’interpellation violente de 4 femmes de retour d’un mariage. L’une d’elle sera frappée puis emmenée au poste. Là encore, grâce à ces images, la version des forces de l’ordre a été mise à mal. Ce n’est toutefois pas toujours le cas : si parfois les images permettent d’y voir plus clair, elles peuvent également mentir. Depuis 25 ans donc, la question reste en suspens : faut-il ou ne faut-il pas utiliser les images dans le cadre des enquêtes pour violences policières ? Depuis presque aussi longtemps, une proposition revient : équiper les forces de l’ordre de caméra-piétons. L’idée, soutenue par Emmanuel Macron, Christophe Castaner et même Manuel Valls lorsqu’il était lui-même ministre de l’Intérieur, n’a pourtant jamais concrètement vu le jour. On en parle avec Lilia Hassaine.
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