Elisabeth

Elisabeth (sa mère)

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biographie Elisabeth (sa mère)

Elisabeth est la « mère-ogresse » de Sam. Une femme qui, depuis sa plus tendre enfance, lui fait beaucoup de mal avec l’inébranlable conviction de bien faire.

Sur les barricades de mai 68, Elisabeth tombe amoureuse d’un homme marié. Le divorce est banni dans leurs familles catho-bourgeoises. Enceinte, Elisabeth rompt avec l’homme aimé et sa propre famille pour garder son enfant. Sarah-Amélie. Elle ne connaîtra jamais son père, qui ne l’a pas reconnue.
Pour Elisabeth, Sam est le témoin de cet amour passionné, l’unique objet de son attention, toute sa vie. Mais elle est aussi le symbole de sa « faute » et de son déclassement, l’enfant qui a fait d’elle une « fille-mère » à une époque où c’est encore lourd à porter. 

Elisabeth doit travailler, elle devient éducatrice. Elle élève sa fille seule, dans un appartement modeste d’un quartier chic de Paris, en marge de ces propriétés bourgeoises où on n’a pas voulu d’elles. 
Elisabeth a l’obsession d’empêcher sa fille de se perdre comme elle. Forte de son expérience personnelle et professionnelle, elle l’élève dans la tyrannie de la certitude : « je sais ce qui est bon pour toi ».

Elle ne laisse à Sam aucune liberté, lui dénie tout forme d’indépendance. Elle ne la laisse jamais seule, ne lui donne pas d’argent de poche, lui interdit de sortir avec des copains, de fermer la porte de sa chambre (a-t-elle quelque chose à cacher ?). Elle décide de ce qu’elle mange, de la manière dont elle s’habille, de ce qu’elle lit, voit, fait à chaque instant.

Quand, à l’adolescence, Sam lui reproche cette dictature, Elisabeth ne se remet pas une seconde en question. Elle est convaincue qu’un jour, sa fille la remerciera. 

Sam n’échappe à son contrôle qu’à l’école ; l’univers scolaire est et restera pour elle un espace de liberté.

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