Bernard Montiel, nouveau procureur dans la série Section de recherches

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Section de recherches - Millesime meurtrier
Par Muriel DEHAINAULT|Ecrit pour HD1|2010-02-10T09:58:00.000Z, mis à jour 2010-02-10T09:58:00.000Z

Bernard Montiel intègre le casting de Section de recherches avec un nouveau rôle récurrent, celui d'un procureur sévère et intransigeant. Il évoque avec enthousiasme et humilité ce rôle qui lui a rappelé l'une de ses anciennes expériences professionnelles, celle d'huissier de justice.

Section de recherches - Millesime meurtrier
Bernard Montiel intègre le casting de Section de recherches avec un nouveau rôle récurrent, celui d'un procureur sévère et intransigeant. Il évoque avec enthousiasme et humilité ce rôle qui lui a rappelé l'une de ses anciennes expériences professionnelles, celle d'huissier de justice.

Comment avez-vous intégré le casting de Section de recherches ?

Grâce à mon activité journalistique, je rencontre beaucoup de producteurs. Lorsque j'ai fait la connaissance de Dominique Lancelot il y a environ un an, elle m'a dit qu'elle me verrait bien à l'image. Quelques mois plus tard, elle me rappelait en me disant qu'elle avait une idée pour moi. Je dois préciser que je connaissais et aimais déjà beaucoup Section de recherches. Je trouvais cette série très bien écrite et réalisée. Lorsque Dominique Lancelot m'a décrit le rôle en quelques mots, il m'a tout de suite plu.

Pour quelles raisons ?
Ce personnage de procureur a des comptes à rendre à sa hiérarchie et, pour lui, seuls les résultats importent. Toujours sérieux, il ne rit jamais, ne se livre pas et ne laisse pas les sentiments intervenir dans son métier. Personnellement, je fonctionne beaucoup à l'affectif. Ce personnage est donc très éloigné de moi et je devais le créer entièrement. Par le passé, j'avais déjà participé à Sous le soleil avec beaucoup de bonheur. Mais cette fois, le personnage est plus fouillé. C'est mon premier rôle important.

Connaissiez-vous bien le milieu dans lequel il évolue ?

Oui, car j'ai été huissier de justice pendant 2 ans. J'ai par conséquent fréquenté beaucoup de procureurs et d'avocats. D'ailleurs, lorsque nous avons tourné dans le tribunal de Bordeaux, beaucoup de magistrats sont venus me saluer. Je sais que les procureurs sont des hommes craints et respectés, qui se doivent d'être irréprochables. Ils ne laissent rien apparaître de leurs sentiments. Cela m'a d'ailleurs posé quelques problèmes.

Lesquels ?
La difficulté de ce rôle consistait à retenir constamment mon émotion et je devais faire attention à rester totalement impassible. Or, j'avais tendance à montrer trop de sentiments. Je me souviens notamment d'une de mes répliques que je trouvais pleine d'émotion. Au moment de la jouer, j'avais les larmes aux yeux. Le réalisateur m'a immédiatement arrêté en me rappelant que ce personnage n'était pas dans la tendresse. J'ai été très suivi et dirigé pendant tout le tournage. C'était agréable pour moi car j'apprends encore le métier de comédien. J'étais donc très à l'écoute.

Chaque épisode est dirigé par un réalisateur différent. Cela vous a-t-il perturbé ?
Je dois avouer que ces changements répétés suscitaient en moi une petite angoisse. En effet, lorsque je commençais à établir un lien avec un réalisateur, il partait. Mais je me suis vite aperçu que cela représentait un avantage certain. En effet, ils travaillent tous de manière très différente. Denis Amar donne peu d'indications ; à l'inverse, Christophe Barbier mime chaque scène. Toutes ces méthodes m'ont permis d'apprendre plus rapidement.

Vous êtes-vous facilement intégré à l'équipe ?
Je ressentais un peu d'appréhension à l'idée de me retrouver au sein d'une équipe constituée de longue date. Je connais très bien Xavier Deluc et j'avais déjà croisé plusieurs fois Kamel Belghazi et Jean-Pascal Lacoste. Je n'étais donc pas totalement en territoire inconnu. Mais je ne suis pas acteur de formation et je me demandais comment j'allais être accueilli. Finalement, ils m'ont tous intégré avec beaucoup de gentillesse et de compréhension.

Etes-vous satisfait de votre prestation ?
Je n'ai encore rien vu mais j'attends avec impatience de découvrir les images. Jouer la comédie est un réel bonheur pour moi mais j'aborde ce nouveau métier avec beaucoup d'humilité. Je suis arrivé à la télévision par passion du cinéma puisque j'ai commencé comme critique cinéma. Or, actuellement, les séries sont d'une telle qualité qu'elles n'ont plus rien à envier au 7e art. Participer à une série de qualité comme celle-ci est un cadeau formidable. Je suis flatté que Dominique Lancelot ait pensé à moi et je voulais vraiment être à la hauteur de la confiance qu'elle m'accordait. Je reprends le tournage mi-mars avec toute l'équipe pour trois nouveaux épisodes. Visiblement, je ne l'ai pas trop déçue !